Canadiens de Montréal

Le futur des Canadiens, semblable à Ovechkin et à Pastrnak?

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Le mot commence à se passer.

Huit buts et 10 points en sept matchs. Une meilleure production que son compagnon de trio Alex Turcotte, pourtant choisi au cinquième rang par les Kings de Los Angeles au dernier repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH), 10 échelons avant lui...

Cole Caufield commence à faire rêver de nombreux partisans des Canadiens de Montréal, mais aussi les experts, à commencer par Jean-Charles Lajoie.

Le CH a vu passer de nombreux espoirs prometteurs dans son organisation dans les dernières années, mais dans un passé récent, l’artillerie de jeunes joueurs à Montréal n’a jamais été aussi bien fourbie qu’avec les Caufield, Nick Suzuki, Ryan Poehling et autres Jesperi Kotkaniemi.

Mais depuis le gardien Carey Price en 2005, les Canadiens ont-ils choisi un seul joueur qui aurait pu prétendre à devenir une super-vedette de la LNH?

Caufield, meilleur marqueur des Badgers de l’Université du Wisconsin au hockey universitaire américain (NCAA), pourrait bien être ce joueur, selon Lajoie. Et sa comparaison est audacieuse, au bas mot.

«Mardi dernier, les Canadiens affrontaient les Bruins au Centre Bell, s’est-il souvenu dans une intervention à son émission JiC sur les ondes de TVA Sports, vendredi. Boston a marqué après seulement six secondes en supériorité numérique, le plomb qu’a décoché David Pastrnak m’a fait bondir de mon siège, parce qu’il me rappelait les buts d’Alexander Ovechkin...»

«Puis, je me suis écrié : "Caufield!" Bientôt, ça va être Caufield.» - Jean-Charles Lajoie

«Un droitier utilisé à la droite du gardien adverse, du haut des cercles, comme Pastrnak, comme Ovechkin. Tout de suite, je me suis mis à rêver à Caufield. On va vivre des moments extraordinaires parce que ce garçon a un tir dévastateur, puissant et chirurgical tout à la fois.»

Oui, mais avec qui?

Vous avez bien lu : Lajoie classe le potentiel de l’attaquant de 18 ans dans cette catégorie de joueurs qui peuvent devenir octuples marqueurs de 50 buts, à la Ovechkin, ou brûler la ligue avec 15 buts en 15 matchs, à la Pastrnak cette saison.

De quoi faire saliver, mais n’empêche que le Tricolore devra entourer Caufield intelligemment pour ne serait-ce que d’effleurer ce concept de réelle terreur offensive au sein de la formation montréalaise – un concept disparu du club depuis des années, voire des décennies.

Est-ce même possible?

«Pourquoi ça marche tant que ça pour Ovechkin et Pastrnak? a demandé Lajoie. Parce qu’on a compris dans le schéma de l’avantage numérique qu’il est impératif d’avoir plus d’une menace.

«Oui, tu as Ovechin à Washington, mais si ce n’est pas lui, tu es obligé de guetter Nicklas Backstrom et tu as une autre grosse menace qui s’appelle Evgeny Kuznetsov. À Boston, tu as Pastrnak, mais tu as Brad Marchand et Patrice Bergeron.»

Qui contribuera à faire de Caufield un élément aussi dominant dans un futur rapproché chez les Canadiens?

Lajoie pense à Jesperi Kotkaniemi, «un gaucher capable de marquer des buts et de travailler dans le bureau opposé à Caufield, genou au sol, tir sur réception pour marquer des buts du calibre de la Ligue nationale.»

Continuons donc de surveiller Caufield et voyons si le voeu de Lajoie finira par s’exaucer.