Photo : Patrick Roy (à droite), entraîneur-chef des Remparts de Québec, derrière le banc avec son fils Frédérick, entraîneur adjoint provisoire.

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Le fils de Patrick Roy s'amuse derrière le banc

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On savait déjà que le fils avait du père dans le nez. Frédérick Roy s’est laissé convaincre assez facilement de prêter main-forte derrière le banc de son ancienne équipe. S’il apprécie au plus haut point cette première expérience comme entraîneur, l’ancien attaquant des Remparts se plait surtout à vivre ces moments privilégiés en compagnie de son père.

La proposition de remplacer temporairement Martin Laperrière, qui dirige présentement l’une des trois formations canadiennes au Défi mondial des moins de 17 ans dans l’Ouest canadien, est d’ailleurs venue de Patrick Roy lui-même la veille du match du 1er novembre à Gatineau lors du souper d’équipe auquel Frédérick avait été invité. Ce dernier complète la deuxième année de son baccalauréat en droit à l’Université d’Ottawa.

Avec le rendez-vous d’hier soir au Centre Vidéotron contre l’Armada de Blainville-Boisbriand, fiston Roy en était à un troisième match dans le rôle d’adjoint aux côtés de son légendaire père et de Benoît Desrosiers. Et il en ajoutera un quatrième dimanche avec la visite des Foreurs de Val-d’Or.

«C’est le fun de revoir tout le staff qui était là pendant que j’étais là. C’est quelque chose de spécial de pouvoir aller derrière le banc des Remparts avec mon père où j’ai joué mon junior et où il m’a coaché. Si on m’avait dit dans le junior que ça allait arriver, j’aurais dit que je ne le pensais pas. On a du plaisir. Il faut en profiter et c’est ça qui est le fun. Ça fait de bons souvenirs», racontait hier soir l’ex-fougueux numéro 88 qui a porté l’uniforme sanctifié de 2008 à 2012.

Des idées différentes

La veille, l’entraîneur-chef se réjouissait de revoir son fils dans l’entourage de l’équipe en raison des idées différentes qu’il peut proposer dans certaines situations de jeu.

Après son stage junior, Roy a disputé deux saisons dans la Ligue américaine avec les Americans de Rochester, le club-école des Sabres de Buffalo. Il a accroché ses patins en 2016 avec les Stingers de Concordia.

«Mon père, Ben et Lappy, ils ont un système de jeu qui est implanté et on en parle parfois à la maison. Je disais souvent en blague à mon père en lui disant que j’allais être là pour la confiance des gars, comme Claude Lefebvre dans le temps. Je voulais faire attention. Si quelqu’un me pose une question, je ne voulais pas contredire mon père ou Ben [...] Je suis là pour leur donner une option que le joueur aurait pu faire différemment», expliquait le coach d’un week-end de 28 ans.

Cette incursion dans le monde de l’enseignement de son sport favori a d’ailleurs allumé une nouvelle flamme. L’été passé, il avait offert ses conseils à l’école de hockey UDH.

«J’ai vraiment aimé ça. Pour le moment, je m’occupe d’autres aspects de ma vie. [Mes études] en droit sont super importantes et j’adore ce que je fais, mais avec l’expérience que j’ai en ce moment, c’est quelque chose qui pourrait être très intéressant dans le futur», a-t-il avoué.

Un nouveau départ

Comme tous les athlètes d’élite qui mettent un terme à leur carrière, Fred Roy s’est cherché avant de trouver sa voie

«Ce qui est tough quand tu arrêtes de jouer au hockey, c’est que tu perds ton identité. Je jouais au hockey depuis que j’avais 2 ans [...] Tu ne sais plus tu es qui. Ça m’a créé beaucoup d’anxiété. Il fallait que je recommence à zéro. Je suis qui, moi [...] J’ai fait différentes jobs, mais ça ne m’allumait pas», a-t-il confié en soulignant son admiration pour l’œuvre des Remparts auprès de leurs jeunes.