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Photo : «Je ne peux pas vous dire publiquement ce que ces gens me criaient.» - Brian Burke Crédit : Dominic Chan / Agence QMI

Canadiens de Montréal

Brian Burke se moque des fans des Canadiens

Publié | Mis à jour

Ancien directeur général des Maple Leafs de Toronto, le flamboyant Brian Burke en a vu – et entendu – des vertes et des pas mûres à l’époque où il parcourait les rues montréalaises, avant les matchs de ses équipes contre les Canadiens.

En entrevue à la radio de Sportsnet, l’ex-DG a raconté ses souvenirs impérissables de sa relation avec les amateurs de hockey dans la métropole québécoise.

Ces souvenirs sont peu flatteurs pour les fans montréalais. Burke s’est délecté de ces moments «privilégiés» avec eux et ne s’est pas gêné pour se moquer des partisans du Bleu-blanc-rouge, vendredi.

«Il y a quatre blocs entre l’hôtel Vogue et le Centre Bell, s’est-il rappelé. Je marchais pour me rendre à l’aréna et les joueurs me demandaient toujours : "Pourquoi ne prends-tu pas l’autobus avec nous?" Parce que je me faisais harceler pendant tout le trajet!

«Les fans de Montréal sont incroyables! Les jours de match, dès que je sortais de l’hôtel à 10h le matin, les gens commençaient à me crier après de l’autre côté de la rue ou crachaient sur le trottoir en me croisant.»

«Une fois, un gars m’a vu en conduisant. Il a arrêté sa voiture en pleine rue et bloqué la circulation pour sortir et me crier dessus, jurant en français et en anglais. Ça n’avait pas de prix. Je n’échangerais ce souvenir pour aucun autre.» - Brian Burke

Tant de haine pour l’homme de hockey, qui agit aujourd’hui comme analyste pour Rogers au Canada anglais.

«Je ne peux pas vous dire publiquement ce que ces gens me criaient, a-t-il ajouté. Ça n’a pas de prix. Tu ne peux pas te payer ce genre de divertissement.»

Quelques exemples

Il faut dire que Burke, autant après que pendant sa carrière en tant que DG dans la Ligue nationale de hockey (LNH) chez les Leafs, les Ducks d’Anaheim, les Canucks de Vancouver et les défunts Whalers de Hartford, a souvent soulevé la controverse en raison de ses propos incendiaires – ce qui ne lui a pas toujours attiré la sympathie des gens sur la planète hockey, des fans aux joueurs, en pensant par ses homologues des équipes adverses.

Pas plus tard l’été dernier, Burke avait prêté à Auston Matthews l’intention de quitter les Maple Leafs, prédiction qui avait provoqué une sortie publique de la vedette américaine pour exprimer sa «déception».

En outre, du temps où il remplissait les fonctions de président des opérations hockey des Flames de Calgary, Burke a déjà qualifié les médias de« vomissures» en commentant la relation épineuse entre les représentants de la presse torontoise et l’ancien porte-couleurs des Leafs Phil Kessel.

En 2014, toujours dans le giron des Flames, Burke avait demandé à John Tortorella, entraîneur-chef des Canucks de Vancouver à l’époque, de «fermer sa gueule» en marge du fameux match où «Torts» avait eu maille à partir avec son homologue Bob Hartley.

Quelques exemples qui sauront – peut-être – excuser le comportement des partisans montréalais à son endroit...