MLS

Bien fait pour Laurent Ciman

Publié | Mis à jour

En 2016, le Toronto FC empêchait l’Impact de Montréal d’accéder à la première finale de la Coupe MLS de son histoire.

Laurent Ciman faisait partie du contingent défensif bleu-blanc-noir qui avait subi un revers crève-cœur en finale de l’Association de l’Est. Ironiquement, le défenseur belge porte aujourd’hui les couleurs de ses bourreaux de l’époque, alors que le Toronto FC tentera de décrocher son deuxième titre en trois ans, dimanche face aux Sounders à Seattle.

En connaissant la fin houleuse de la relation entre Ciman et l’Impact, les partisans montréalais entretiennent possiblement un sentiment doux-amer en voyant leur ancien favori avoir sa chance de se couvrir de gloire sous le maillot du club honni.

Le «Général», lui, jette un regard très serein sur la tournure des événements.

«Je n’oublierai jamais les moments passés à Montréal, a déclaré l’arrière central, vendredi lors des mêlées de presse organisées par le Major League Soccer (MLS) à Seattle. Je ne suis pas quelqu’un qui crache sur le maillot.»

«Je suis là pour défendre les couleurs de Toronto maintenant. Je n’ai de la haine envers personne. Juste du respect, par rapport à mes coéquipiers et même à mes dirigeants.»

Ciman ne nomme personne dans cette déclaration, mais il est difficile de ne pas se souvenir de l’échange cavalier concocté par l’Impact qui avait envoyé le vétéran au Los Angeles FC en 2018.

Fier, ce Ciman

L’eau a coulé sous les ponts depuis, et Ciman a trimbalé ses valises à Dijon en France, avant de revenir en Amérique du Nord, à Toronto. Un parcours «bizarre», pour utiliser son propre terme. En Ontario, l’international belge a dû faire ses preuves pour obtenir plus de temps de jeu.

Que ce soit à Montréal ou à Toronto, Ciman n’a pas perdu de sa franchise : il croit que son apport au bloc arrière vaut tout autant que celui de tout autre défenseur, à commencer par celui de son coéquipier Omar Gonzalez, amené dans la Ville Reine en juin dernier en guise de renfort.

«La direction a mis l’accent sur la défense, qui pour moi n’était pas le point faible, a-t-il commenté. Ils ont fait venir Omar. Si on regarde les points pris contre les points encaissés, il n’était pas meilleur que le duo formé par moi et Chris Mavinga. Mais voilà, il faut accepter ces décisions.»

Il faut croire que Ciman est à son meilleur dans l’adversité. Employé à temps partiel en saison régulière (17 matchs, 14 titularisations), le défenseur a été titularisé dans les deux victoires éliminatoires du Toronto FC contre deux puissances de l’Association de l’Est, soit le New York City FC et Atlanta United. Gonzalez, laissé de côté pendant les éliminatoires, reprendra-t-il sa place au détriment de Ciman? L'Américain était incommodé par une blessure aux ischio-jambiers, mais se dit maintenant prêt à renouer avec l'action.

«J’ai attendu, j’ai travaillé derrière et j’ai su saisir ma chance. La décision appartient au coach. Quoi qu’il arrive, il faut l’accepter.»

Le pilote Greg Vanney tend-il l’oreille?