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Alouettes de Montréal

Arrêter Trevor Harris

Agence QMI / Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

On dit souvent que c’est la défensive qui remporte des championnats. Celle des Alouettes de Montréal devra se lever pour donner une chance à son équipe de l’emporter dimanche contre les Eskimos d’Edmonton.

Selon ses statistiques en saison régulière, l’offensive albertaine a connu des hauts et des bas. Toutefois, lorsqu’on consulte la liste des joueurs qui composent cette unité, les Alouettes n’ont pas d’autre choix que de la respecter.

À sa première campagne avec les Eskimos, le quart Trevor Harris n’a rien cassé, même s’il a atteint le plateau des 4000 verges pour une troisième saison consécutive.

Au cours de ses trois dernières sorties, il a lancé deux passes de touché tout en étant intercepté à trois reprises. Une fin de saison qui a semé un doute chez les partisans des Eskimos et les membres des médias locaux.

Cependant, les joueurs des Alouettes ne tiennent pas compte de ces chiffres. Les éliminatoires, c’est une nouvelle saison. Ils savent très bien que Harris a souvent connu du succès au Stade Percival-Molson au cours de sa carrière. De plus, il compte sur des cibles de qualité comme C.J. Gable, Greg Ellingson et Kerry Collins fils.

«On est prêts. J’adore l’énergie que je ressens au sein de notre unité, a mentionné le secondeur Hénoc Muamba. On a confiance en nos moyens et au plan de match que nos entraîneurs ont mis en place. On est excités et on a hâte de sauter sur le terrain. Pour ce qui est de Harris, ce sera très important de le déranger derrière sa ligne de mêlée. Nos assignations seront importantes, car il dégaine très rapidement.»

Une vieille connaissance

Pour Tommie Campbell, le match de dimanche possède une saveur différente. Harris et lui ont déjà évolué ensemble dans les rangs universitaires.

«Je le connais bien et je sais ce qu’il peut faire, a souligné le demi de coin américain. C’est un joueur très compétitif. S’il a le temps de placer ses pieds, la précision de ses passes est l’une de ses plus grandes qualités. Pour ce qui est de notre relation, je peux dire que c’est un ami. On communique ensemble sur les réseaux sociaux sur une base régulière. Par contre, pendant les matchs, il n’y a pas d’amitié qui tienne.»

En plus de contenir Harris, le vétéran croit que les Alouettes doivent tout faire pour enlever l’attaque au sol de l’arsenal des Eskimos.

«Ça force l’adversaire à lancer le ballon et à devenir unidimensionnel, a ajouté Campbell. On réussit des gros jeux chaque match. Je ne suis pas inquiet qu’on puisse en réaliser dimanche. On devra faire sentir notre présence dès les premières minutes de la rencontre.»

L’attitude des Stampeders

Au cours des deux dernières saisons, les Alouettes ont pigé dans la cour des Stampeders de Calgary pour rebâtir leur équipe. L’an dernier, Campbell est arrivé à Montréal. Cette saison, ce fut au tour du secondeur Patrick Levels et du joueur de ligne offensive Spencer Wilson de se joindre à la formation montréalaise.

Ces trois joueurs ont apporté une attitude gagnante dans leurs bagages. C’est ce que les Alouettes avaient besoin après plusieurs saisons de misère. Ça pourrait être un facteur important dimanche à l’occasion du premier match éliminatoire de la formation montréalaise depuis 2014.

«Cette attitude peut se développer dans toutes les équipes de la Ligue canadienne, a précisé Campbell. Je suis ici depuis deux ans et je remarque ce qui est en train de se bâtir avec notre groupe. On veut être compétitifs et on a du plaisir sur le terrain.»