Canadiens de Montréal

Carey Price vole un point, mais...

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Carey Price est venu bien près de faire taire les dénigreurs qui lui reprochent de ne pas voler suffisamment de matchs au profit du Canadien.

Alors que ses coéquipiers se sont cherchés pendant la moitié de la rencontre sur la patinoire du Wells Fargo Center, ses prouesses lui ont permis d’offrir un précieux point à sa formation, jeudi.

Un travail assombri en prolongation par Sean Couturier. Le tir de l’attaquant des Flyers a surpris Price sous le bras gauche. Le genre de but que tous les gardiens peinent à se pardonner, peu importe le nombre de petits miracles réalisés en cours de route.

«La rondelle a réussi à se frayer un chemin. On a perdu en prolongation. Ce n’est pas plus plaisant», a indiqué Price, auteur de 40 arrêts, au terme de ce revers de 3 à 2.

Rythme brisé

N’empêche que Price, choisi la première étoile du match, n’a pas à rougir de sa performance. Ses coéquipiers ont mis 30 bonnes minutes avant de se mettre en marche en raison, entre autres, de leurs visites un peu trop régulières au cachot.

Six infractions auxquelles s’est ajouté un tir de punition avec moins de sept minutes à écouler à la rencontre. Price a alors eu le meilleur sur Carsen Twarynski.

«Quand tu joues constamment en désavantage numérique, il n’y a que quelques joueurs qui sont en mesure de vraiment prendre le rythme du match. Pendant ce temps, nos meilleurs marqueurs et nos joueurs les plus habiles sont obligés de rester sur le banc», a expliqué Shea Weber, auteur du but égalisateur, au début de la troisième période.

Autre message à Tatar

Sur ce plan, une grande partie du blâme revient à Tomas Tatar. D’ailleurs, le Slovaque n’a effectué que trois réelles présences sur la patinoire en troisième période. Toutefois, Claude Julien n’en avait pas seulement contre ses deux punitions.

« Il n’a pas été bon ce soir [jeudi]. Il perdait les bagarres le long des rampes. Ce n’était pas son soir. Ça a été un match difficile pour lui », a déclaré l’entraîneur du Canadien.

C’est la deuxième fois que Julien lui sert un message semblable. Il avait fait de même à Dallas, samedi dernier.

Ce qu’on a remarqué...

Ajustements tardifs

Le Canadien a mis du temps à s’ajuster à la pression soutenue des attaquants des Flyers. Complètement dominé au cours des 30 premières minutes d’action, il a fini par apporter quelques ajustements. Un meilleur effort et un travail plus efficace en unité de cinq en territoire défensif lui ont permis de couper l’accès au filet et de sortir de sa zone un peu plus fréquemment. Les locaux ont ainsi passé 10 min 48 s sans décocher de tir.

Tatar sur le 4e trio

Après avoir écopé de deux punitions, Tomas Tatar y est allé d’un jeu mou à sa ligne bleue qui a permis aux Flyers une contre-attaque rapide. Dès lors, Claude Julien a relégué le Slovaque au 4e trio. Nick Cousins a profité de sa première présence à la gauche de Phillip Danault pour obtenir une mention d’assistance sur le troisième but de la saison de Ben Chiarot.

Poehling en renfort

Il n’y a pas que Tomas Tatar qui a passé du temps au cachot. Artturi Lehkonen l’a également visité à deux reprises. Ne pouvant compter sur le Finlandais, l’un de ses hommes de confiance en infériorité numérique, Claude Julien a dû appeler Ryan Poehling en renfort. La recrue a obtenu une présence de 51 secondes à court d’un joueur.