Toronto Maple Leafs v Philadelphia Flyers

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LNH

Les deux visages des Flyers

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La tâche des Canadiens de Montréal de remporter la victoire sur la patinoire du Wells Fargo Center n’en sera pas une de tout repos, jeudi soir. À domicile, les Flyers présentent l’un des meilleurs dossiers du circuit avec une fiche de 5-1-1.

À sa deuxième saison dans le circuit, Carter Hart fait des miracles devant le filet. À Philadelphie, il présente une moyenne de buts alloués de 1,76 et un taux d’efficacité de ,933. Des statistiques qui lui ont permis de remporter trois de ses quatre départs.

Or, la situation des Flyers et de Hart est tout autre sur les patinoires adverses, comme en fait foi le dossier de l’équipe (2-4-1) et celui de leur jeune gardien (1-2-1, 4,25 et ,828).

Comment expliquer ce dédoublement de personnalité à la Dr Jekyll et Mr Hyde?

«Plusieurs de ces matchs ont été disputés dès le début de la saison. À ce moment, notre jeu n’était probablement pas au niveau souhaité», a indiqué Claude Giroux.

«En peu de temps, je crois qu’on a fait tous les fuseaux horaires possibles. Dans ces conditions, c’est difficile de faire une évaluation, a déclaré Sean Couturier, à quelques pas de son capitaine. Par contre, c’est certain que nous devrons connaître de meilleurs résultats.»

De l’Europe à l’Ouest canadien

À la défense des Flyers, il faut dire que le concepteur du calendrier de la LNH ne leur a pas rendu la vie facile. Appelée à disputer son premier match en République tchèque, dans le cadre de la série Global, la troupe d’Alain Vigneault est rentrée pour un seul match à Philadelphie avant de repartir pour une série de trois rencontres à Vancouver, Calgary et Edmonton.

«Les deux premières semaines n’ont pas été faciles. Revenir d’Europe et partir immédiatement dans l’Ouest canadien, ç’a été dur sur le corps. La récupération était moins bonne, a raconté Couturier. Ça va mieux depuis deux semaines. On est revenu à la normale.»

Pas surprenant que de plus en plus d’organisations soient réticentes à participer à ce type d’événement promotionnel de la LNH. D’ailleurs, vendredi et samedi, les Sabres et le Lightning s’affronteront dans une courte série de deux rencontres à Stockholm, en Suède. Pas sûr que le

Lightning, qui connaît quelques ennuis depuis le début de la campagne, soit très entiché par cette expérience.

Néanmoins, les quelques embûches rencontrées par les Flyers depuis le début de la campagne n’ont pas empêché Alain Vigneault de trouver du positif à ce séjour sur le Vieux Continent.

«On était un nouveau groupe d’entraîneurs qui ne connaissaient pas vraiment les joueurs. Nous avons pu passer beaucoup de temps ensemble. On a pu jaser dans l’avion et organiser des soupers d’équipe», a-t-il souligné.

«Le plus difficile, ç’a été le retour, a poursuivi Vigneault. Sur 29 jours, on a été partis pendant 21 jours. Disons que je ne connais pas encore trop trop Philadelphie.»