Alouettes de Montréal

Des Alouettes imperméables à la pression

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Les Alouettes de Montréal sont en contrôle de leurs émotions en prévision de leur choc contre les Eskimos d’Edmonton, dimanche.

Pour la première fois de leur saison 2019, les Alouettes sont dans le siège du conducteur. Une position qui ne leur fait pas peur. Loin de là.

Les Montréalais accueillent donc les Eskimos, ce week-end, au Stade Percival-Molson à l’occasion de la demi-finale de l’Est de la Ligue canadienne de football. Un match sans lendemain qu’ils auront l’occasion de jouer devant leurs partisans.

Un scénario qu’ils n’ont pas vécu depuis le 16 novembre 2014 alors qu’ils avaient dégriffé les Lions de la Colombie-Britannique au compte de 50-17. Par la suite, ils s’étaient inclinés en finale de l’Est à Hamilton. Depuis cette partie, les Alouettes n’ont pas participé à un seul autre match éliminatoire.

Les Alouettes ressentent-ils une pression supplémentaire alors qu’ils sont les favoris pour l’emporter contre Edmonton?

«On va contrôler ce qu’on peut contrôler, a expliqué Kristian Matte. Et c’est ce qui va se passer entre les lignes du terrain. On veut suivre notre plan de match. La pression? On en a eu toute l’année. Notre entraîneur a été congédié deux semaines avant le début de la saison. Puis, ce fut au tour de notre directeur-général de se voir montrer la porte. On devait avoir du succès malgré leurs départs et c’est ce qu’on a fait.»

Le vétéran John Bowman a vu neiger au cours de sa longue carrière. Le rôle de favori est du déjà-vu pour lui.

«On doit simplement jouer de la façon dont nous sommes capables, a-t-il mentionné. On se doit se défoncer sans être animés par la peur de perdre. Il faut profiter du moment tout en ayant du plaisir.»

Demeurer en contrôle

Bowman est encore l’un des joueurs les plus respectés chez les Alouettes.

Mercredi, après avoir reçu sa nomination au sein de l’équipe d’étoiles de l’Est, l’ailier défensif s’est fait soulever en triomphe par ses coéquipiers de la défensive. Ceux-ci ont scandé: «Une saison de plus, une saison de plus, une saison de plus!»

Bien sûr, ils faisaient référence à la retraite de Bowman au terme de la présente campagne. On peut penser qu’ils vont se défoncer pour procurer un dernier championnat au vétéran. Une fin qui serait digne d’un film de Hollywood.

Pour revenir au match de dimanche, le numéro 7 des Alouettes aide ses jeunes coéquipiers à garder les choses simples sur les plans physique et mental.«Si tu te laisses envahir par l’intensité du moment, il y a de bonnes chances que tu craques sous la pression, a-t-il expliqué. Il faut éviter qu’on s’en mette trop (de pression) sur les épaules.»

Du caractère à revendre

Les émotions seront à un niveau très élevé contre Edmonton. Toutefois, on peut penser que cet aspect est à l’avantage des Alouettes.

Depuis le début de la saison, les hommes de Khari Jones ont prouvé à maintes reprises qu’ils pouvaient avoir du sang-froid dans des situations aussi corsées qu’un match éliminatoire. Bien sûr, il y a les nombreuses remontées, dont celles contre les Blue Bombers de Winnipeg et les Stampeders de Calgary.

Ces deux rencontres remportées de façon spectaculaire ont fait basculer la saison 2019 des Montréalais du bon côté. C’est à ce moment qu’ils ont pris confiance en leurs moyens et qu’ils ont pavé leur voie jusqu’aux éliminatoires.

La majorité des joueurs des Alouettes en seront à leur première partie éliminatoire en carrière dans la LCF. Comment réagiront-ils avec la pression de gagner un match sans lendemain? Pour le moment, c’est difficile à dire.

Toutefois, depuis le camp d’entraînement, cette formation a répondu présente à chaque fois qu’elle a eu des obstacles sur sa route. Et ça, c’est un signe qui ne ment pas.