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Canadiens de Montréal

Un 1200e match pour Claude Julien

Publié | Mis à jour

Claude Julien ne s’excite pas trop le poil des jambes ou des bras avec ses statistiques personnelles. Il est le premier à dire qu’il regarde rarement les chiffres reliés à sa longue carrière derrière un banc de la LNH.

Pour la visite de son ancienne équipe, les Bruins de Boston, Julien dirigera un 1200e match dans la LNH.

Dans l’histoire du circuit, seuls 18 autres entraîneurs ont atteint ce plateau.

«Quelqu’un vient de me l’apprendre ce matin parce que je ne suis pas une personne qui passe beaucoup de temps à regarder ces chiffres-là, a dit Julien avec le sourire. 1200, ça a passé vite, je ne me sens pas comme si j’avais 1200 matchs derrière moi.»

«D’un côté, ça a passé vite, d’un autre côté, tu te sens très chanceux d’être encore capable d’occuper ce métier dans la LNH. Je vais te dire honnêtement que quand tu dures aussi longtemps que ça c’est parce que tu es entouré de bonnes personnes. Tes adjoints, même les joueurs, jouent un gros rôle dans le succès d’un coach. Il faut que ces choses-là tombent en place.»

Julien restait également de glace à l’idée d’atteindre ce chiffre contre les Bruins, l’équipe avec qui il a gagné son unique coupe Stanley en 2011.

«Je suis un petit peu indifférent à ça, a-t-il répliqué. C’est sûr que le fait que ce soit les deux équipes, les deux organisations avec qui j’ai passé le plus de temps, c’est sûr que ça fait peut-être une histoire un peu plus attrayante. Mais ça ne change pas grand-chose pour moi.»

Des rivaux dominants

Dans le vestiaire du CH, il y avait un discours assez unanime. Le match contre les Bruins représentera un immense test.

«Les Bruins ont une très bonne équipe, a mentionné le capitaine Shea Weber. Il s’agira d’un gros défi. Mais nous jouons bien dernièrement, nous revenons d’un assez bon voyage sur la route malgré le revers à Dallas.»

Weber aura probablement comme responsabilité de freiner le meilleur trio de la LNH, celui de Patrice Bergeron au centre de Brad Marchand et de David Pastrnak.

«Maintenant, toutes les équipes misent sur un très bon trio ou même deux, a répliqué Weber. C’est toutefois vrai que celui des Bruins est très dangereux. Bergeron est l’un des centres les plus complets de la LNH, Marchand est une menace offensive et Pastrnak est un marqueur naturel. Nous aurons besoin d’un effort complet des cinq joueurs sur la glace pour les freiner, pas juste les défenseurs.»

À l’image de Weber, Phillip Danault se retrouvera dans les pattes des Bergeron, Marchand et Pastrnak.

«C’est un bon défi, un défi que j’adore, a mentionné le numéro 24. Les Bruins ont une équipe complète, ils n’ont pas atteint la finale de la Coupe Stanley par hasard l’an dernier.»