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Football universitaire RSEQ

Le cheminement de Frédéric Paquette-Perrault

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Évoluant comme quart-arrière partant chez les Carabins de l’Université de Montréal depuis maintenant deux rencontres, Frédéric Paquette-Perrault, ou «FPP» pour les intimes, ne pourrait être plus heureux de sa situation.

Et il a bien raison de l’être, lui qui disputera la finale de la Coupe Dunsmore, samedi, face au Rouge et Or de l’Université Laval. Avant de s’attarder au match le plus important de la saison dans le circuit universitaire québécois, prenons un peu de recul et regardons le parcours qu’a eu l’athlète de 23 ans dans la dernière année.

Il y a un an, «FPP» venait de faire l’impasse sur une saison complète de football pour la première fois depuis très, très longtemps. Il avait en effet décidé de quitter le programme de football de l’Université McGill et de se concentrer sur ses études.

«J’avais l’impression d’avoir moins de plaisir et c’est quelque chose qui m’inquiétait, parce que le football, j’ai fait ça toute ma vie, avait exprimé Paquette-Perrault, lors d’un entretien au printemps dernier. Juste avant le camp d’entraînement [de McGill], je me posais des questions sur mon futur par rapport à l’école. C’est un ramassis de tous ces questionnements-là qui a fait en sorte que je devais me retirer.»

L’étudiant-athlète, devenu seulement étudiant, a plongé tête première et a obtenu 39 crédits universitaires en deux sessions pour compléter son baccalauréat.

Le choix des Carabins

L’histoire aurait pu s’arrêter là pour «FPP», mais le football est revenu le chercher.

«Je m’ennuyais trop du football, et j’avais fini mon diplôme. Alors j’ai décidé d’en faire un autre.»

Paquette-Perrault a poursuivi son cheminement académique avec un certificat en analyse d’affaires – technologies de l’information à HEC Montréal, institution qui est reliée à l’UdeM.

«Avant tout ça, j’hésitais entre les Carabins et McGill. [...] Je connaissais beaucoup de gars dans l’équipe et le personnel d’entraîneurs est fantastique. Considérant cela et l’école, ça n’a pas été une décision difficile de changer d’équipe.»

Le poste de substitut

L’aventure de «FPP» chez les Bleus ne s’est pas amorcée comme dans un conte de fées. Il a dû rater l’important camp de printemps et s’est retrouvé à jouer les seconds, voire les troisièmes violons chez les quarts-arrière, lui qui n’était pas en uniforme pour les trois premières parties des Carabins en 2019.

«Le fait que j’étudiais encore à McGill l’an passé m’a privé d’une participation au camp de printemps, a-t-il expliqué lors d’un entretien téléphonique, lundi soir. Je n’ai donc pas pu m’entraîner comme je l’aurais souhaité. Je pense qu’il s’agit de l’une des raisons pourquoi ça m’a pris plus temps à m’habituer au livre de jeux et à mes nouveaux coéquipiers.»

«C’est sûr que c’était une situation décevante, parce que n’importe quel joueur veut être sur le terrain, a poursuivi le footballeur. Cependant, je ne peux pas dire que j’étais frustré, je comprenais. Nous avons un groupe d’entraîneurs hautement qualifiés, alors je laissais ces problèmes-là entre leurs mains.»

Le poste de partant

La patience et le travail de Paquette-Perrault ont été récompensés dans un match où rien ne fonctionnait pour la troupe de l’entraîneur Danny Maciocia, soit le 12 octobre contre le Vert & Or à Sherbrooke. Appelé en relève, le quart-arrière n’a pu renverser la vapeur et son équipe a perdu la rencontre. Il en a cependant fait suffisamment pour que ses entraîneurs l’envoi dans la mêlée contre le Rouge et Or pour le dernier match de la saison régulière.

Malgré un autre revers, Maciocia n’a pas perdu confiance. C’est finalement contre McGill la semaine dernière, en éliminatoire de surcroît, que sa présence a fini par payer. L’attaque des Bleus a inscrit 39 points, un sommet en 2019. «FPP» a lancé une passe de touché, et a amassé 161 verges via les airs et 93 verges au sol.

C’est donc avec tout ce bagage que Paquette-Perrault tentera de donner une chance à son équipe de mettre la main sur une première coupe Dunsmore depuis 2015.

«Je ne suis pas stressé, a affirmé le quart-arrière. Comme à chaque fois que nous jouons contre Laval, ce sera un match excitant. Évidemment, l’enjeu est beaucoup plus grand.»

«Je suis heureux d’être rendu-là!»