Canadiens de Montréal

Phillip Danault refuse de parler d'un vol

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Il y a deux mots qui revenaient souvent, caractère et résilience. Le Canadien a déjoué les preneurs aux livres en sortant du bruyant T-Mobile Arena avec un gain de 5 à 4 en prolongation contre les Golden Knights, couronnant une remontée en fin de troisième période.

«C’est exagéré de dire que c’est un vol, a dit Phillip Danault. On a travaillé tellement fort. On ne méritait pas que ce soit 4-2. Je comprends le terme, mais ça n’aurait pas dû être 4-2. C’est une victoire de caractère.»

«C’est parti plus difficile avec deux matchs en deux soirs, mais on a retrouvé nos jambes en troisième période. Nous avions la soif de la victoire. C’est une grosse victoire.»

«Quand tu joues deux matchs en deux soirs, tu ne peux pas t’attendre à ce que ce soit beau, a renchéri Claude Julien. Mais tu peux t’attendre à un bon effort de tes joueurs. C’était le cas. Personne n’a abandonné. C’est un gros deux points contre une bonne équipe qui était reposée. Nous avons montré beaucoup de caractère.»

Kinkaid réaliste

Dans le vestiaire de l’équipe adverse à Vegas, Keith Kinkaid a dressé un bilan très juste de son départ.

«Leur aréna est l’un des plus hostiles de la LNH, c’était deux matchs en deux soirs, a rappelé Kinkaid. On a résisté durant la première période, mais j’ai mal lu un tir et la rondelle est passée entre mes jambes. Je dois être meilleur de ce côté. On a montré notre résilience encore. Nous ne baissons jamais les bras. Tout le monde s’est battu pour que j’obtienne ma première victoire.»

Kinkaid a aussi reconnu que ses deux revers en deux départs avant la visite au Nevada lui pesaient un peu sur le moral.

«Quand tu arrives dans une nouvelle équipe, tu te mets de la pression, ou vous me mettez de la pression (rires). Je dois être meilleur pour la suite, mais nous avons montré que nous n’abandonnons jamais. Je dois être plus constant, tu ne peux pas avoir des absences mentales. Sur le 3e but, je dois mieux suivre le jeu et couvrir le niveau de la glace. Je dois leur donner de l’espoir et je ne peux pas les laisser tomber comme ça.»

Julien a aussi parlé d’une sortie en demi-teinte pour son gardien numéro deux.

«Il a fait de gros arrêts, mais je sais qu’il aimerait revoir quelques buts. Les gardiens auxiliaires, qui jouent une fois aux deux ou trois semaines, n’ont pas la vie facile. Mais il nous a donné la victoire grâce à de gros arrêts aussi. Je suis persuadé qu’il est plus dur envers lui-même que notre évaluation de lui. Avec le temps, nous risquons de voir un gardien qui est meilleur qu’en ce moment.»