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Canadiens de Montréal

Une rivalité entre Hayton et Kotkaniemi

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Il n’y avait pas une tonne de bons centres au repêchage de 2018. On décrivait cette cuvée comme riche en défenseurs et en ailiers. Le Canadien et les Coyotes ont toutefois misé sur des centres avec leur choix de premier tour cette année-là.

Avec la troisième sélection au total, le CH a parié sur Jesperi Kotkaniemi. Deux rangs plus tard, les Coyotes ont fait de même avec Barrett Hayton, un centre qui jouait pour les Greyhounds de Sault Ste. Marie, dans la Ligue de l’Ontario (OHL), et que certains recruteurs comparaient à Patrice Bergeron.

Il y a eu quelques murmures sur le plancher du American Airlines Arena quand les Coyotes ont prononcé le nom de Hayton dès le cinquième échelon. C’était un choix encore plus aventureux que celui de Marc Bergevin et Trevor Timmins avec Kotkaniemi. On s’attendait à voir sortir Hayton à partir du 10e rang environ.

«Je lisais les mêmes prédictions avant le repêchage, mais ce n’est pas toujours un bon reflet de la réalité, a rappelé Hayton. J’avais un bon sentiment avec plusieurs équipes qui parlaient dans le top 10. J’ai finalement eu le bonheur d’entendre mon nom au cinquième rang. Pour certains, c’était une surprise. Mais pour moi, pas trop. Je savais qu’il y avait un grand intérêt de la part des Coyotes.»

Un peu plus d’un an après ce repêchage à Dallas, Kotkaniemi et Hayton se retrouvent tous les deux dans la LNH. Kotkaniemi a déjoué un peu tout le monde en faisant ses premiers pas l’an dernier à Montréal, alors que l’Ontarien a gagné un poste cette année en Arizona.

«Je ne connais pas personnellement Kotkaniemi, mais je sais qu’il a été repêché avant moi, a répondu Hayton. Il y aura donc une petite rivalité entre nous puisque les gens nous compareront pour le reste de nos carrières.»

À l’aile gauche

Hayton a endossé l’uniforme des Coyotes dans cinq des 12 premières rencontres cette saison. Rick Tocchet veut l’intégrer tranquillement à la réalité de la LNH.

Tocchet a aussi opté pour une philosophie différente de celle du CH en plaçant Hayton à l’aile gauche plutôt qu’au centre à ses débuts. Le jeune homme de 19 ans se retrouve sur le flanc gauche aux côtés de Nick Schmaltz et Conor Garland.

«Barrett est un attaquant hybride, a expliqué Tocchet. Il peut passer de l’aile au centre. Il a dominé dans la OHL à la position de centre. Mais j’ai parfois une crainte avec les jeunes joueurs de centre, je ne veux pas leur donner trop de responsabilités. J’étais un ailier et je sais que c’est plus facile de jouer défensivement aux ailes qu’au centre. Ça ne signifie pas que nous ne l’utiliserons pas au centre ou qu’il ne peut pas jouer à cette position. Nous voulons lui offrir un développement assez lent.»

«À sa saison recrue, Steven Stamkos se retrouvait souvent à l’aile, a poursuivi l’entraîneur en chef. Je ne veux juste pas trop placer de pression sur ses épaules.»

Hayton suivra les conseils de Tocchet et de l’organisation. À 19 ans, il n’ira pas cogner à la porte de son entraîneur pour lui demander de jouer à sa position naturelle.

«Je ne pose pas trop de questions, je veux juste jouer, a mentionné le numéro 29. Je sais que les Coyotes ont de la profondeur à la position de centre. Nous avons plusieurs attaquants polyvalents qui jouent autant au centre qu’à l’aile. Ça donne plus d’options à nos entraîneurs. C’est probablement plus facile de jouer à l’aile qu’au centre à mes débuts dans la LNH.»

Touche offensive

À sa dernière saison avec les Greyhounds, Hayton a produit à un très bon rythme avec 66 points (26 buts, 40 passes) en seulement 39 rencontres, et 16 points (6 buts, 10 passes) en 11 matchs en séries.

Il a aussi représenté le Canada au Championnat du monde junior à Vancouver.

«J’ai joué une tonne de minutes l’an dernier en retournant dans la OHL, a-t-il dit. C’était bon aussi pour ma confiance de dominer offensivement. Il y a des gens qui remettaient en doute cet aspect de mon jeu. Mais j’ai prouvé que je peux être une menace offensive. Je savais que c’était en moi.»