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«Je voulais surtout survivre dans la LNH»

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«S’il mesure 5 pieds 10 pouces, c’est avec un bottin téléphonique sous ses pieds. Il est petit, mais il sait jouer au hockey.»

À sa sortie de sa rencontre avec les journalistes, Rich Tocchet a offert cette réplique quand on lui a demandé si la mensuration de 5 pi 10 pour Conor Garland, comme c’est écrit sur le site de la LNH, est exacte.

Garland a gagné deux ou trois pouces par magie. Mais il n’a rien reçu sur un plateau d’argent pour atteindre son principal rêve, celui de jouer dans la LNH.

En ce début de saison, l’ailier originaire du Massachusetts représente une belle histoire avec les Coyotes. Avant la visite du Canadien à Glendale, il menait son équipe avec six buts et il se retrouvait au deuxième rang des marqueurs avec huit points, soit trois de moins que son compagnon de trio Nick Schmaltz.

«L’an dernier, à mon rappel de Tucson, je voulais surtout survivre dans la LNH. Maintenant, je cherche à aider l’équipe à gagner et je veux produire offensivement. Je me sens prêt pour un plus grand rôle offensif. J’ai toujours réussi à montrer de bonnes statistiques et j’aimerais le faire dans la LNH. Mais si les Coyotes veulent m’utiliser dans un rôle plus défensif au sein du troisième trio, je peux aussi y arriver maintenant.»

St-Louis comme modèle

Tocchet croit aussi que son petit attaquant a le potentiel pour s’élever parmi les bons joueurs du circuit.

«Il peut regarder un mentor comme Martin St-Louis, a dit l’entraîneur en chef. Je n’ose pas le comparer à Marty, mais il n’abandonne jamais. Conor marque aussi ses buts près du filet, ça démontre beaucoup de courage et il peut inspirer ses coéquipiers.»

Plus complet

Même s’il est natif de la Nouvelle-Angleterre et qu’il y a une abondance de bonnes universités dans la NCAA, Garland a joué son hockey junior dans la LHJMQ avec les Wildcats de Moncton. Il a terminé au sommet des marqueurs du circuit à ses deux dernières saisons (2014-2015, 2015-2016) avec des récoltes de 129 et de 128 points.

Les Coyotes l’ont repêché au cinquième tour du repêchage de 2015, alors qu’il était à sa deuxième année d’admissibilité.

«J’ai joué rapidement avec lui en 2012-2013 à Moncton et j’ai toujours su qu’il avait un grand talent, a dit Phillip Danault. Ça ne me surprend pas de le voir prendre son envol dans la LNH. Il devait juste travailler sur son attitude et son jeu défensif.»

«Dans le junior, je ne me souciais pas trop de mon jeu défensif, a renchéri Garland. C’est pour cette raison que j’ai passé deux saisons complètes dans la Ligue américaine à Tucson. J’ai appris à devenir un attaquant plus complet. Je ne doutais pas de mes chances d’atteindre la LNH. J’avais confiance, mais j’ai pris une route un peu plus longue. C’est souvent le cas pour les petits attaquants.»

► Le 27 février dernier, Garland a signé une prolongation de contrat de deux ans et 1,55 million $ (775 000 annuellement) avec les Coyotes. S’il peut maintenir une aussi bonne cadence dans la LNH, il deviendra une réelle aubaine. John Chayka, le jeune directeur général des Coyotes, aura réussi un bon coup.