Canadiens de Montréal

On revoit le Joel Armia de 2012

On revoit le Joel Armia de 2012

Félix Séguin

Publié 30 octobre
Mis à jour 30 octobre

En 2012, on m’avait confié la couverture du Championnat du monde junior qui se déroulait à Edmonton et à Calgary.

Cette année-là, le Russe Evgeny Kuznetsov (meilleur pointeur) avait été le joueur par excellence du tournoi. Nous avions aussi assisté à l’éclosion de Mark Stone (7 buts) avec le Canada et Mika Zibanejad (Suède) avait marqué le but gagnant, en prolongation, en finale face à la Russie.

Andrei Vasilevskiy (Russie), Petr Mrazek (République tchèque), Mikael Granlund (Finlande), Brendan Gallagher (Canada) et Jonathan Huberdeau (Canada) s’étaient aussi illustrés.

Pour moi, un joueur avait vraiment attiré mon attention. Un certain Joel Armia. Alors âgé de 18 ans, Armia en était déjà à sa deuxième participation à ce tournoi puisqu’il avait représenté la Finlande l’année précédente à Buffalo.

Je regardais jouer Armia et je trouvais que tout avait l’air facile pour lui sur la patinoire. Je le trouvais élégant et spectaculaire. Il était grand, habile, agile, fort et rapide. Il possédait des mains très rapides et son tir était à la fois puissant et précis. Il était impliqué et il démontrait une belle combativité.

À l’époque, je trouvais que les Sabres de Buffalo avait fait un excellent choix en le sélectionnant au 16e rang lors du premier tour du repêchage de 2011.

Armia avait complété le Championnat du monde junior de 2012 avec 5 buts et 2 passes. Il avait terminé parmi les meilleurs buteurs.

L’année suivante à Oufa (Russie), Armia est retourné à ce prestigieux tournoi pour une troisième fois et il a encore mieux fait. Il a fini au deuxième rang pour les points (12) derrière Ryan Nugent-Hopkins (Canada) et deuxième pour les buts (6) derrière Johnny Gaudreau (États-Unis).

Pour plusieurs (et j’étais l’un de ceux-là), Armia venait d’établir des paramètres qui faisait de lui un espoir de premier plan pour la Ligue nationale de hockey.

Une éclosion qui s'est toujours fait attendre

Après l’avoir été acquis des Sabres de Buffalo en 2015, les Jets de Winnipeg ont fait jouer Armia sur un quatrième trio.

La qualité de son jeu jumelée avec la façon de faire des Jets ont fait en sorte qu’Armia n’a jamais vraiment eu l’occasion de démontrer son talent offensif à Winnipeg.

Les Canadiens, eux, ont tenté leur coup en 2018. Les dirigeants du Tricolore ont voulu donner à Armia une véritable chance de démontrer ses qualités de marqueurs.

L’an dernier, Claude Julien l’a fait jouer avec des joueurs offensifs et il lui a aussi donné du temps en avantage numérique. Cependant, les résultats n’ont pas été très concluants. Trop souvent, on ne le remarquait pas.

Cette année, plutôt que de lancer la serviette, Claude Julien a voulu démontrer à Armia qu’il croyait encore en lui. Il lui a donné une autre chance de se faire valoir.

Et là, Armia obtient des résultats probants.

Depuis le début de la présente saison, je revois le Joel Armia qui m’avait impressionné en 2012. Fort, habile, combatif et talentueux, Armia démontre des qualités qui semblaient avoir disparu au fil des ans.

Il joue avec confiance et il joue surtout en sachant qu’il a la confiance de son entraîneur-chef. Maintenant, il faut espérer que les succès d’Armia se poursuivent.