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Un espoir québécois qui passe sous le radar

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Quand TVA Sports présentera les matchs de la Série Canada-Russie à compter de lundi, quand les vedettes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) recevront les meilleurs joueurs russes pour les deux premiers matchs à Saint John et à Moncton, les amateurs se régaleront du jeu d’Alexis Lafrenière et d’Hendrix Lapierre, ces espoirs que tous espèrent voir dans l’uniforme de leur équipe favorite lors du prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Les recruteurs amateurs commencent toutefois à connaître par cœur les capacités des Lafrenière (Océanic de Rimouski), Lapierre (Saguenéens de Chicoutimi) et Benoît-Olivier Groulx (Mooseheads de Halifax, Ducks d’Anaheim) de ce monde.

Ce que les dépisteurs québécois de la LNH veulent découvrir au Nouveau-Brunswick en novembre, ce sont les Mavrick Bourque (Cataractes de Shawinigan), les Jérémy Poirier (Sea Dogs de Saint John), les Justin Barron (Mooseheads)...

Et un recruteur des Predators de Nashville, Jean-Philippe Glaude, aura les yeux rivés sur un joueur en particulier, un de ces athlètes parfois ignorés par les pros en raison de leur petit gabarit.

«S’il y en a un qui passe sous le radar, c’est Xavier Simoneau», a nommé Glaude en entrevue à l’émission Les Partants mardi, sur les ondes de TVA Sports.

Simoneau, capitaine des Voltigeurs de Drummondville, a été ignoré par les 31 équipes de la LNH à sa première année d’admissibilité au repêchage, l’été dernier. L’attaquant de 5 pi 7 po avait récolté 57 points en 55 rencontres de saison régulière en 2018-2019. Cette saison, le joueur de centre affiche une production de sept buts et 16 aides pour un total de 23 points en 16 matchs.

 «Le capitaine des Voltigeurs n’a pas été repêché, et le voilà qu’il revient à son année de 18 ans, excessivement combatif, compétitif et, malgré ses 5 pi 7 po, il trouve le moyen de produire et d’aider son équipe à gagner des matchs», a salué Glaude.

«Tu dois garder un œil sur ces joueurs-là. Xavier peut être un excellent modèle pour les joueurs québécois qui se disent qu’ils ont moins de chances à cause de leur grandeur. Non, non, non : ils ne doivent pas penser comme ça.»

Effort, engagement et compétitivité

Encore plus que le talent, Glaude et les autres recruteurs de la LNH observeront les qualités mentales et d’autres intangibles quand la Russie visitera l’équipe d’étoiles de la LHJMQ, mais aussi les meilleurs espoirs de la Ligue de hockey junior de l’Ontario (OHL) et la Ligue de hockey junior de l’Ouest (WHL) au cours des deux prochaines semaines.

«C’est le type de joueur que tu veux voir face à des joueurs de la Russie plus vieux : comment ils vont être capable d’évoluer, de s’adapter, a énoncé le membre du personnel des Predators. Tu joues contre des gars de 18, 19 majoritairement dans un contexte plus relevé. Es-tu capable d’aller faire les petits détails qui font la différence et que les entraîneurs vont éventuellement aimer?

«Il ne faut pas mettre l’accent sur les statistiques dans ces événements. Certains joueurs font partie de la première vague de supériorité numérique dans leur équipe. En arrivant à la Série Canada-Russie, peut-être que ce joueur n’aura aucune séquence en avantage numérique. Comment il va réagir? Est-ce qu’il va bouder? Est-ce que, dans son langage corporel, tu vas voir qu’il n’est pas dans sa game? Est-ce que l’entraîneur le fait moins jouer?»

Simoneau, 18 ans, pourra-t-il prouver que les équipes de la LNH ont commis une erreur en l’ignorant à l’encan de 2019?

«Au niveau de l’effort, peu importe la compétition, c’est ce qui doit ressortir, a statué Glaude. C’est une qualité quand tu gravis les échelons. L’adversité est tellement forte... Si un joueur a le même niveau d’engagement dans ces événements où il est dans un environnement moins structuré, c’est un bon indice qu’éventuellement, il pourra réagir positivement dans un camp des recrues, par exemple.»