Nick Suzuki

Photo : Nick Suzuki Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

La qualité méconnue de Nick Suzuki

La qualité méconnue de Nick Suzuki

Renaud Lavoie

Publié 29 octobre
Mis à jour 29 octobre

Nick Suzuki n’est pas le joueur le plus flamboyant sur la glace. Il n’a pas le coup de patin de Paul Byron, et lorsqu’il est en possession de la rondelle, il ne tente jamais de déjouer tous ses adversaires.

Reste que ça ne fait pas de lui un joueur inutile aux succès des Canadiens, bien au contraire, lui qui a énormément de talent. Son intelligence et son souci du détail font en sorte qu’il n’y a aucun doute qu’il va connaître beaucoup de succès dans la LNH et qu’il est un incontournable dans la formation des Canadiens.

À la bonne place pour le moment

Claude Julien a pris une décision importante et juste pour le développement du jeune homme de 20 ans. Le placer sur le quatrième trio ne l’expose pas autant aux meilleurs joueurs adverses, et en ayant Nate Thompson à ses côtés, il apprend les trucs du métier, que ce soit sur la glace ou hors-glace.

«Nick est comme une éponge présentement, souligne le vétéran de 35 ans. Je passe beaucoup de temps avec lui à l’aréna. Mais en dehors des heures de travail, je le laisse tranquille.»

Thompson n’a évidemment que de bons mots à dire envers son jeune coéquipier et parle de lui comme un joueur qui connaît du succès dans une catégorie bien précise.

«Dans notre équipe, il est le meilleur dans les batailles à un contre un, ce qui n’est pas peu dire. D’ailleurs, il est toujours récompensé lorsqu’il porte une attention particulière aux détails, qui sont importants pour connaître du succès.»

Pas un hasard

Si on regarde le but marqué par Joel Armia en avantage numérique samedi, Suzuki a permis au Finlandais d’avoir plus de temps pour déjouer le gardien des Maple Leafs en ralentissant Cody Ceci, qui le pourchassait. Suzuki n’a pas amassé de point sur cette séquence, mais il a été récompensé alors qu’il a marqué le dernier but du match sur une superbe passe de Thompson.

D’où vient alors ce souci du détail qui lui donne tant de succès? «Je ne sais pas si c’était en moi à mes débuts dans le monde du hockey, mais je dois beaucoup à mon entraîneur à Owen Sound, souligne Suzuki. Todd Gill a passé beaucoup de temps avec moi pour me donner les trucs du métier et pour me permettre d’être le joueur que je suis maintenant.»

C’est une acquisition qui sera très payante pour les Canadiens, lui qui aura évidemment beaucoup plus de responsabilités avec les années. Il sera le premier joueur de centre de l’équipe éventuellement. Reste à savoir quand il sera en mesure d’accomplir cette tâche avec succès.