Canadiens de Montréal

Julien aimerait cloner Gallagher

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GLENDALE – «Un entraîneur qui pourrait compter sur 20 joueurs comme Brendan Gallagher aurait beaucoup de succès dans la LNH.»

Claude Julien a résumé en une seule phrase toute son admiration envers son fougueux attaquant.

Pour un modeste choix de cinquième tour au repêchage de 2010 et pour un ailier qu’on décrivait comme trop petit, trop frêle et pas assez rapide, Gallagher patinera dans un 500e match lors de la visite du Canadien contre les Coyotes au Gila River Arena, mercredi soir.

Il aura joué ses 500 premiers matchs dans la LNH avec un seul uniforme sur le dos, celui du CH. Ça donne encore plus de lustre à l’exploit.

«Je pourrai y penser plus tard, a répliqué l’ailier droit de 27 ans, mardi. Pour le moment, j’essaie simplement de rester dans le moment présent et d’en profiter au maximum.»

«J’ai eu la chance d’être dans cette organisation et d’être accueilli dans cette ville depuis longtemps, a-t-il continué. J’espère que ça continuera. J’aime mon parcours jusqu’à présent.»

Sur le plan de la durabilité, Gallagher a aussi déjoué tous les pronostics. Face aux Coyotes, il participera à une 201e rencontre d’affilée. Il n’a pas manqué un seul rendez-vous depuis le 12 février 2017.

«Cette statistique me rend réellement heureux, avait souligné Gallagher au début d’octobre. À mes yeux, c’est encore plus important que mes deux saisons de 30 buts. Quand tu ne joues pas, tu ne peux pas aider ton équipe.»

Un joueur idéal

À sa sortie d’un entraînement à Glendale, Julien a tenu un discours très élogieux à propos du petit numéro 11.

«Quand tu regardes la façon qu’il joue, c’est un gars idéal pour un entraîneur. Tu sais à tous les matchs ce que tu vas obtenir de lui. Et c’est 100 % dans l’effort. Il travaille tellement fort. Malgré son gabarit, il fonce toujours dans les régions où tu dois te battre pour récupérer la rondelle.»

«C’est facile de regarder des gars talentueux, a poursuivi l’entraîneur en chef. Il y a des joueurs qui peuvent transporter la rondelle d’un bout à l’autre de la patinoire et déjouer des rivaux à un contre un. Mais Gallagher reste un joueur qui a marqué 30 buts et plus lors des deux dernières saisons. Il a aussi du talent, mais un talent différent. C’est difficile de trouver des joueurs comme lui. Quand tu arrives dans un gros match difficile, tu veux miser sur un joueur comme Gallagher.»

Plus mature, plus expérimenté

À 27 ans, Gallagher est le même ailier combatif qu’il était à 20 ans. Il ne changera jamais son ADN. À ce sujet, Julien a offert une bonne analyse sur son évolution.

«Avec l’expérience, tu peux améliorer ta façon de jouer sans la changer, a-t-il précisé. Brendan fonce encore au filet et il marque ses buts de cette façon. On se souvient de ses débuts. Moi, j’étais l’entraîneur derrière l’autre banc. Je voyais un gars qui tombait toujours sur les gardiens et il enrageait les arbitres autant que l’autre équipe. Il passait aussi du temps au banc des punitions. Il fonce encore au filet aujourd’hui, mais il est plus prudent. Il est aussi plus mature et expérimenté. Il a un jeu plus complet, mais il n’a jamais changé son ardeur au travail.»

«Je ne suis pas étonné, mais je suis impressionné, a-t-il enchaîné. Ce n’est pas toujours facile de jouer de cette façon. Mais il le fait. C’est pour ça que je suis impressionné par la façon qu’il joue. Je me répète, mais il n’y a pas assez de joueurs comme lui. Toutes les équipes recherchent ce type de gars.»

► En 499 matchs dans la LNH, Gallagher a amassé 301 points (156 buts, 145 passes) et il présente un différentiel de +52.