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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Baptême des séries pour trois recrues

Publié | Mis à jour

Quelques recrues du Rouge et Or de l’Université Laval vivront leur baptême des séries éliminatoires, samedi, avec la visite des Stingers de Concordia à l’occasion de la demi-finale provinciale.

Parmi ces nombrils verts, on retrouvera deux partants sur la ligne défensive. Les plaqueurs Jean-William Rouleau et William Desgagné ne veulent toutefois pas en faire tout un plat.

«C’est le fun d’amorcer les séries et il y a une petite excitation, mais c’est un match comme les autres, a mentionné Rouleau. Pour l’excitation, ça sera peut-être différent la journée du match. En saison ou en séries, nous avons le même niveau de préparation et ça ne change pas.»

Desgagné abonde dans le même sens.

«Nous sommes déjà bien préparés, mais ce sont des parties sans filet comme Glen [Constantin] nous dit et on doit tout laisser sur le terrain, a-t-il souligné. C’est plaisant de commencer les séries, surtout qu’on va jouer à la maison. On aimerait retrouver la même ambiance qu’il y avait lors du match contre Montréal en saison.»

Prouesse

Les deux joueurs recrues se pincent-ils à l’occasion quand ils réalisent qu’ils ont mérité un poste de partant dès leur première saison ?

«Je réalise les efforts que j’ai mis au fil des ans et c’est le fun de voir que ça paye aussi vite, a souligné Rouleau. Même si je suis partant depuis six parties, je ne tiens rien pour acquis. Il y a un petit stress chaque semaine quand l’alignement sort parce nous sommes tellement proches. Ça peut changer chaque semaine.»

«Il n’y a pas de garantie, a renchéri Desgagné. Je dois me prouver toutes les semaines. Il y a une bonne chimie sur la ligne défensive. On s’aide l’un et l’autre. On a un bon trio de plaqueurs avec Samuel [Maranda-Bizeau]. Tout le monde s’entraide.»

Rouleau et Desgagné évoluent dans le schéma 40 et Maranda-Bizeau est lancé dans la mêlée dans la formation 30.

Le coordonnateur défensif Marc Fortier souhaite miser sur un gars plus expérimenté en 30.

Stratégie

Les plaqueurs seront-ils sollicités ? Ou les Stingers miseront principalement sur l’attaque aérienne avec le quart-arrière de 5e année Adam Vence ainsi que les receveurs James Tyrrell qui domine le RSEQ avec 52 réceptions pour 779 verges et Jeremy Murphy qui connaît aussi une excellente saison avec 34 réceptions et quatre touchés pour 491 verges ?

«Je ne pense pas qu’ils vont faire comme McGill lors du dernier match au PEPS et courir une seule fois pendant toute la rencontre, a indiqué Rouleau. Je prévois qu’ils présenteront une offensive plus équilibrée. On va être prêt à tout.»

En offensive, le quart-arrière Thomas Bolduc sera le seul partant qui en est à sa première saison dans les rangs universitaires.

Poirier près d'un retour

Alec Poirier a fait, mardi, un premier pas vers un retour au jeu en participant à son premier entraînement avec ses coéquipiers.

Blessé aux abdominaux lors d’un entraînement dans la semaine précédant le dernier match face aux Stingers de Concordia, le secondeur de 2e année du Rouge et Or a dû patienter plus longtemps que prévu.

«L’échographie a révélé une plus grosse blessure qu’on pensait, a raconté Poirier. Mon absence a été un peu plus longue que prévu. Je ne peux pas faire de contacts pour le moment, mais j’ai espoir d’avoir le feu vert d’ici la fin de la semaine. J’aimerais jouer en fin de semaine, mais la décision reviendra aux entraîneurs et à l’équipe médicale.»

Mauvais souvenir

Poirier a craint à un certain moment de voir le scénario de la dernière saison se répéter.

Une blessure à l’aine l’avait gardé sur la touche pendant toute la durée des séries éliminatoires.

«J’y ai pensé un peu, à la situation de 2018, mais à un moment donné, tu ne peux pas trop y penser, a souligné le produit des Cougars du Collège Champlain. À un moment donné, j’espère que les blessures vont me lâcher. Dans ce cas-ci, c’était un mouvement banal qui a causé la blessure.»

«J’ai travaillé tout le temps avec la kinésiologue de l’équipe et cela m’a permis de garder la forme, de poursuivre Poirier. Je pense que cela a fait la différence entre une absence de quatre semaines et une absence de six semaines. Je suis excité à l’idée de disputer mon premier match universitaire en séries, mais nous ne sommes pas rendus là.»

Le vent dans les voiles

Avant de se blesser, Poirier connaissait de bons moments. En quatre parties, il avait réussi 11 plaqués, un sac et deux interceptions.

Il était souvent utilisé en situation de passe alors que l’adversaire se retrouvait en deuxième essai et long.

«J’étais bien préparé, et Marc [Fortier] nous place dans de bonnes positions pour faire des jeux.»