Pedro Martinez

Photo : Pedro Martinez Crédit : AFP

Baseball - MLB

«Montréal mérite une autre chance»

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En voyant les Nationals de Washington sur le terrain pendant la Série mondiale, l’ancien lanceur-vedette Pedro Martinez ne peut s’empêcher de penser aux Expos de Montréal.

Aux yeux du Dominicain de 48 ans, les Amours sont après tout les prédécesseurs de l’équipe de la capitale américaine. Celui ayant porté l’uniforme montréalais de 1994 à 1997 a exprimé d’ailleurs le souhait de revoir une concession du baseball majeur au Québec.

«Quand je vois Nationals, je ne peux rien faire, sauf de penser Expos, a déclaré l’analyste de matchs de baseball au quotidien USA Today Sports. Et je sais qu’il s’agit de Washington et que rien [de la tradition des Nationals] ne partira, surtout avec tout ce qu’ils font ici. Mais en même temps, je crois que Montréal mérite une autre chance d’assister à une Série mondiale.»

En prononçant le mot «autre», Martinez rappelle une fois de plus 1994, année où les Expos présentaient une fiche de 74-40 et occupaient le sommet de leur section lorsque la grève des joueurs a interrompu le calendrier des majeures pour de bon. Même si la concession de Washington obtient du succès, il garde une place de choix dans son esprit pour la métropole québécoise.

«Je sais que la plupart des partisans à Montréal supportent les Nationals pour gagner la Série mondiale, car ils savent d’une certaine façon qu’il s’agit de leur équipe, s’est-il avancé à dire. Je me sens mal pour les gens là-bas, parce que lorsque j’ai gagné en 2004 avec les Red Sox de Boston, ma première pensée fut : "où sont les gens à Montréal?"»

«Nous étions si près, nous allions être la formation à battre pour les quelques années suivantes et ce n’est pas arrivé», a-t-il poursuivi à propos des Expos de 1994.

Une reconnaissance à obtenir? 

D’un point de vue personnel, Martinez ne cache pas qu’il aimerait bien son nom inscrit sur l’anneau délimitant les gradins supérieurs au Nationals Park. À l’intérieur du stade, les spectateurs peuvent y lire les noms de famille de Gary Carter, Andre Dawson et Tim Raines, trois joueurs ayant écrit l’histoire des Expos. C’est l’une des rares marques de reconnaissance à l’égard des ancêtres des Nationals.

«S’ils le font, tant mieux. Dans le cas contraire, Montréal est dans mon cœur, a souligné Martinez. Ce n’est pas leur travail de la promouvoir, puisque la chose la plus proche d’un Expo à Washington, c’est Ryan Zimmerman [premier choix du club en 2005, année suivant le déménagement]. Par contre, il y a un lien et nous sommes proches de Montréal.»

«Ils devraient aussi garder en tête que plusieurs Montréalais se sont présentés à Washington pour encourager la formation locale. Donc, ils pourraient promouvoir un peu plus la base de partisans de Montréal en essayant de les séduire pour passer par-dessus ce qui est arrivé et constituer une partie de cette concession», a-t-il également souhaité.