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Les Astros sont à une victoire du sacre

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Les Astros ont poursuivi leur travail de démolition en malmenant les Nationals dans un troisième match de suite, dimanche soir, à Washington. Un gain de 7 à 1 les place à une victoire d’un second sacre en Série mondiale.

Et pour la troisième fois en autant de jours, ils ont menotté l’attaque des Nats, à court de solutions devant «M. Retraits au bâton», Gerrit Cole.

Sur une véritable lancée, les Astros pourront donc soulever le trophée demain soir à leur domicile du Minute Maid Park pour la première fois de leur histoire. En 2017, ils avaient battu les Dodgers à

Los Angeles lors du match ultime. S’ils y parvenaient, ils deviendraient la quatrième équipe depuis 1973, à gagner en comblant un déficit de 0-2 en Série mondiale après les Yankees, les Mets et les Royals.

Encore des circuits

En l’absence de Max Scherzer au monticule, Joe Ross n’a pas reçu l’appui de l’attaque. Le droitier ne pouvait se permettre une balle égarée.

Mais une balle cassante à Yordan Alvarez en deuxième manche, alors que Yuri Gurriel était sur les sentiers après une bourde défensive de Trea Turner, s’est retrouvée au-delà de la clôture.

Deux manches plus tard, sa balle glissante en plein coeur du marbre a connu le même sort, gracieuseté de Carlos Correa. Ce circuit a d’ailleurs permis à Alvarez de croiser le marbre une deuxième fois dans la soirée en trois présences au bâton.

«Tout le monde a connu une bonne soirée et a contribué à cette victoire, a commenté le gérant des Astros, AJ Hinch. J’adore que cette équipe puise son énergie en savourant le moment présent. La confiance vient avec le succès et les expériences.»

Parachuté au monticule à 10 heures d’avis, Ross a accordé cinq coups sûrs en cinq manches de travail.

Venu en relève en neuvième, Daniel Hudson a peiné. Il a accordé un troisième circuit de deux points à George Springer. Les Nationals ont ainsi bousillé une avance de 2-0 dans cette série.

Réjouissance

Juan Soto a procuré le seul moment de réjouissance de la soirée dans les gradins. En fin de septième manche, il a frappé sa quatrième longue balle des séries face à Gerrit Cole, jusque-là intraitable.

À ses sept manches au monticule, le droitier a retiré neuf frappeurs au bâton.

Pour la troisième de l’histoire de la Série mondiale, les équipes en visite ont remporté cinq matchs sur le terrain de l’adversaire.

«Dans ces trois matchs, nous avons joué notre style. Nous avons joué comme nous en sommes capables. On le sentait venir», a mentionné Correa.

«Il nous en reste encore une à gagner, a rappelé Hinch. On s’en va chez nous. On sait très bien que le vent peut rapidement tourner. J’ai confiance, car c’est Justin Verlander qui lancera demain.»

Trump hué haut et fort

Le président Donald Trump s’est pointé au Nationals Park sur le coup de 20h comme prévu. Accompagné de la première dame, Melania, il était assis dans une loge ouverte au premier balcon derrière le marbre.

Dans la pause en route vers la quatrième manche, on l’a présenté à l’écran géant au beau milieu d’un hommage aux troupes armées américaines. Debout, Trump applaudissait, tout sourire, l’instant de quelques secondes.

Car aussitôt qu’il est apparu, les quelque 44 000 spectateurs l’ont copieusement hué sans retenue. En écho dans le stade, on entendait les chants répétés «mettez-le sous verrous».

Ce fut sa seule apparition au tableau avant qu’il quitte son siège avant la fin du match.

Pour sa visite, les services secrets américains avaient renforcé la sécurité au stade. Tout était passé au peigne fin tandis que les rues avoisinantes et les entrées étaient protégées.