LHJMQ

Rafaël Harvey-Pinard, «le plus dangereux»

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Les attentes sont élevées pour les Saguenéens de Chicoutimi cette année. Et même s’ils partagent le quatrième rang au classement général de la LHJMQ, tout est à prouver jour après jour sur la glace.

Voyez le reportage de Mikaël Lalancette dans la vidéo, ci-dessus.

«Il faut éviter les distractions, a prévenu l’entraîneur-chef Yanick Jean dans une entrevue présentée à TVA Sports, dimanche soir.

«Il faut se concentrer sur les tâches à accomplir au quotidien, sinon on va passer à côté de plein de choses.»

Une chose est certaine, cependant, et c’est que le capitaine de cette formation a les succès de sa nouvelle formation à coeur.

«On en parle dans le vestiaire. C’est important de ne pas être déconcentré. Il faut rester dans le moment présent et ne pas voir trop loin», a laissé entendre Rafaël Harvey-Pinard.

Crédit photo : ROGER GAGNON/AGENCE QMI

«Le plus dangereux»

Pendant le passage de TVA Sports à Québec, au début du mois, le choix de septième tour des Canadiens de Montréal au dernier repêchage n’avait toujours pas trouvé le fond du filet après sept rencontres.

Et non, ce n’était pas par manque d’effort.

«C’est notre joueur le plus dangereux. Il obtient sept ou huit chances de marquer par soir», avait alors souligné Jean.

«Quand tu le vois jouer tous les matchs, c’est impressionnant ce qu’il fait soir après soir.»

Le Jonquiérois a enfilé l’aiguille au neuvième match de la saison et compte maintenant 16 points en 15 matchs. Seul Samuel Houde - également un espoir du Tricolore - le devance avec 23 points.

Un rêve de jeunesse

À la fin de l’été, les performances d’Harvey-Pinard ont beaucoup fait jaser pendant le camp des recrues du CH. Il ne veut pas s’emballer pour autant.

«Juste de revêtir l’uniforme, c’était un rêve de jeunesse. De l’avoir sur le dos au camp des recrues était une sensation incroyable. J’ai vraiment vécu de beaux moments là-bas.

«Ça m’a donné une tape dans le dos. J’ai appris que je pouvais jouer à un haut niveau. C’est un bon calibre.»

Plus important encore, toute cette attention n’a pas changé le jeune homme.

«C’était vraiment une belle expérience d’avoir toute cette attention-là. Je descends tranquillement de sur mon nuage. Ce sont des distractions que je dois mettre de côté.»

Yanick Jean voit un joueur motivé se présenter au travail tous les soirs.

«Il se présente à l’aréna avec le grand sourire. Tu n’es même pas capable de savoir ce qu’il pense ou ce qu’il ressent, a-t-il raconté. Que ce soit au gymnase ou à l’école, il est juste content d’être là. Et ça, c’est contagieux.»

Voilà un joueur et une équipe à surveiller dans les prochains mois.