NATS reach the World Series for the first time in history

Photo : L'entrée du Nationals Park à Washington. Crédit : AFP

Baseball - MLB

Que reste-t-il de nos Amours?

Agence QMI / François-David Rouleau

Publié | Mis à jour

Quinze saisons ont passé depuis que les Expos ont quitté Montréal. Pour la première fois depuis leur retour à Washington, les Nationals ont atteint les Séries mondiales. Dans leur épopée, on perçoit un peu de nos Amours.

Les vestiges des Expos ne sont pas nombreux au Nationals Park. Hormis quelques mentions, dont les noms de Tim Raines, Andre Dawson et Gary Carter apparaissant dans les gradins du stade, peu d’histoire de la franchise montréalaise est soulignée dans la capitale fédérale.

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Mais dans l’organisation, six membres ont connu les Expos. Le gérant Dave Martinez a évidemment joué avec le club de 1988 à 1991 après une transaction qui l’avait amené des Cubs de Chicago. Mais son instructeur au troisième but, Robert «Bobby» Henley, y est également passé en 1998. Le choix de 26e tour à l’encan 1991, un receveur, a joué 41 matchs à Montréal. En 2019, Henley a écoulé sa 17e saison comme entraîneur et sa 25e dans l’histoire de la franchise. D’ailleurs, il lançait vendredi soir lors de l’exercice au bâton de son équipe.

Des artisans de longue date

C’est en coulisses chez les Nationals qu’on retrouve quelques artisans qui ont œuvré à Montréal dans leur carrière.

Le gérant du vestiaire, Mike Wallace, était dans la métropole québécoise de 2002 à 2004, année de départ des Expos. En 2015, il a mis fin à une séquence de 3418 matchs de suite alors qu’il n’a pu travailler lors du 85e match de la saison de l’équipe à Baltimore.

Ses adjoints Matt Rosenthal et Dan Wallin ont également connu les installations du Stade olympique. Rosenthal a entre autres opéré le complexe d’entraînement des Expos en Floride jusqu’à ce qu’il passe chez les Marlins en 1993. Wallin était quant à lui à Montréal lors des campagnes 2002 et 2003. Il dirige maintenant le vestiaire des visiteurs au Nationals Park.

Maintenant vice-président des Nationals supervisant les opérations des vestiaires et la logistique de voyage, Rob McDonald a écoulé sa 18e saison dans cette franchise. Il était autrefois secrétaire de voyage.

À ces anciens, il ne faut pas oublier d’ajouter F.P. Santangelo, qui est passé devant la caméra comme analyste des matchs. Celui qui avait été sélectionné par le club montréalais en 20e ronde du repêchage 1989 a porté l’uniforme de 1995 à 1998.

Retirés sans l’être

Les Nationals ont souligné les grands noms ayant marqué l’histoire de la franchise ayant déménagé à Washington après la saison 2004.

Parmi les numéros retirés, on compte le numéro 8 de Carter, le numéro 10 de Dawson et Rusty Staub, ainsi que le numéro 30 de Raines.

Toutefois, puisqu’ils ont été retirés à Montréal, ces numéros sont encore en circulation dans le vestiaire des Nats. Le lanceur Koda Glover porte d’ailleurs celui de Raines dans la présente édition.

Clin d’œil

Le 6 juillet dernier, dans un match face aux Royals de Kansas City, il ne faut pas oublier que les Nationals ont fait un beau clin d’œil à l’histoire de la franchise.

Pour souligner le 50e anniversaire, ils ont sauté sur le terrain en portant fièrement l’uniforme bleu poudre d’antan. Deux jours après la naissance de sa fille, Max Scherzer avait offert une solide prestation pour mériter la victoire de 6 à 0.

Si les joueurs jubilaient devant l’originalité de l’uniforme, des partisans et puristes de la capitale fédérale avaient mal digéré la décision.

Le lanceur Sean Doolittle avait alors déclaré que le «logo des Expos est l’un des plus iconiques de l’histoire de la ligue». Le gérant Martinez avait quant à lui reconnu le passé de l’organisation pour laquelle il avait évolué. Comme quoi, dans ces Séries mondiales, nos Amours ne sont pas relégués aux oubliettes.