Canadiens de Montréal

«LE problème majeur du désavantage numérique»

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Avec 11 buts concédés en infériorité numérique cette saison, les Canadiens de Montréal sont la deuxième pire équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) après une dizaine de rencontres, derrière les Jets de Winnipeg.

Dans le revers de 4-2 du CH face aux Sharks de San Jose, jeudi, Evander Kane a placé deux rondelles derrière le gardien Carey Price en pareille situation. Cette contre-performance a poussé l’entraîneur-chef Claude Julien à s’attaquer au problème auprès de ses ouailles à l’entraînement, le lendemain.

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Mais quelle est la part de responsabilité de Price, auteur de seulement 19 arrêts sur 23 tirs contre les Sharks, dans les déboires du Tricolore à court d’un homme en 2019-2020?

«Quand on parle du désavantage numérique, ton joueur le plus important, c’est ton gardien», a statué l’expert Éric Fichaud, vendredi à l’émission JiC sur TVA Sports.

«En même temps, quand je regarde les buts des Sharks... Ce qui m’inquiète, ce n’est pas Carey Price; c’est le nombre de rondelles libres qu’on n’est pas capable de récupérer. C’est l’enfer.»

Fichaud, ancien gardien de but dans la LNH avec les Islanders de New York, les Predators de Nashville, les Hurricanes de la Caroline et les Canadiens, montre du doigt les défenseurs employés par Julien en infériorité numérique.

«C’est LE problème majeur du désavantage numérique. Combien de tirs provenant de la pointe sont déviés? Il y en a, des rondelles libres. Quand tu as Shea Weber et Ben Chiarot – ce ne sont pas deux marchands de vitesse – qui sont constamment lents à réagir... Quand ça fait trois lancers qu’un joueur prend, ce n’est pas normal.» - Éric Fichaud

«Il y a trop d’erreurs. Si Karl Alzner n’avait jamais existé, Chiarot serait dans les gradins présentement, je le garantis», se moque-t-il en voulant dire que le jeu en deça des attentes d’Alzner, qui ronge aujourd’hui son frein à Laval chez le Rocket, a réduit celles placées en Chiarot cette année.

À pareille date la saison dernière, Price avait disputé deux rencontres de moins et alloué trois buts de moins en désavantage numérique.

«Le début de saison avait été difficile aussi, se souvient Fichaud. La différence, c’est que les joueurs l’avaient un peu sauvé en marquant plusieurs buts. Par la suite, par contre, quand tu fais le ratio de qui en doit plus à l’autre, disons que Price a sauvé plus souvent qu’autrement ses joueurs que le contraire.

«Si Price ne répare pas les erreurs défensives, on assiste à un match comme celui contre les Sharks.»

En huit départs en 2019-2020, le numéro 31 montre un dossier de 4-3-1, une moyenne de buts alloués de 2,81 et un taux d’effacité de ,903.