Photo : Eugène Lapierre, président de Tennis Canada. Crédit : ROBY ST-GELAIS

Tennis

Un nouveau tournoi à «court ou moyen terme» à Québec

Agence QMI / Roby St-Gelais

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En négociations depuis des mois, Tennis Canada a finalement trouvé preneur pour le tournoi féminin de la Coupe Banque Nationale, mais foi de son vice-président Eugène Lapierre, «Québec est une ville de tennis» et les amateurs reverront avant longtemps un événement de «haut niveau» près de chez eux.

Le grand patron du tennis au Québec a fait cette déclaration en marge d’une soirée rendant hommage aux artisans et aux bénévoles des 26 années du tournoi à l’hôtel Hilton Québec.

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Si l’annulation de l’édition 2019 prévue en septembre s’était confirmée en juillet, l’organisme régissant le sport au pays était toujours en pourparlers avec des promoteurs étrangers au cours des dernières semaines.

Après avoir essuyé des échecs en Asie et en Europe, Tennis Canada a trouvé un partenaire avec qui danser à Albany, dans l’État de New York, qui accueillera le tournoi à compter de l’an prochain avant la présentation des Internationaux des États-Unis, le dernier majeur de la saison. Il s’agit d’une location de trois ans à laquelle est rattachée à la fin de celle-ci une option d’achat pour le promoteur.

«On ne voulait pas le donner. On est arrivé à un moment où il y avait une saturation du côté de la Chine et de l’Asie. On est content de ce qu’on a. On a travaillé avec la WTA et la WTA est très heureuse qu’on ne va pas saturer encore plus le marché asiatique. De plus, il y avait un besoin avant le tournoi du US Open», a expliqué en entrevue celui qui est aussi directeur du tournoi de la Coupe Rogers, estimant à 80 % les chances de rachat au terme de l’entente.

Idée en tête

Évoquant les montants trop élevés pour attirer les meilleures joueuses au cours des dernières années et l’expansion du marché asiatique pour expliquer la disparition du tournoi fondé en 1993 sous le nom du Challenge Bell, Eugène Lapierre a déjà des scénarios en tête pour le futur.

D’ailleurs, l’argent de la location sera réinvesti dans le tennis de la Vieille Capitale, et si l’on se fie aux propos du vice-président, il serait étonnant que l’investissement ne se transforme pas en nouveau rendez-vous.

«Il y a eu assez de travail qu’il faut que ça continue. Québec est une ville de tennis. Il y a un ADN de tennis très fort et on veut revenir avec un événement d’importance. On va travailler là-dessus [pour] à court ou moyen terme», a-t-il renchéri.

Eugène Lapierre s’est même permis une boutade à la centaine d’invités à la fin de son allocution. «On va revenir avant les Nordiques!»

Pour l’instant, l’organisation d’un tournoi de type Challenger mixte semble être la voie privilégiée. Si le PEPS a servi de maison de 2005 à 2018 après les premiers pas au club Avantage de la rue Bouvier, rien ne garantit que cette future épreuve aurait lieu au même endroit. Ni en septembre non plus, comme cela était le cas.

«On regarde du côté des super Challengers. On connait le Challenger de Granby mixte, hommes et femmes. Je regarde ça pour aller vers un 60 000 ou un 100 000 $. Cela dit, il faut concrétiser les retombées pour aller de l’avant», a précisé Eugène Lapierre.

Pas de larmes

Impliqué de près au cours des trois précédentes éditions puisque la propriété appartenait à Tennis Canada, le vice-président ne s’est pas laissé influencer par les émotions pour mettre fin à l’aventure témoin des exploits des Jennifer Capriati, Maria Sharapova, Lindsey Davenport et Venus Williams, entre autres.

La venue de l’Américaine Venus Williams en 2014 a été l’un des moments marquants des 26 ans d’histoire du tournoi féminin de la WTA, à Québec.

«C’est plate de mettre fin à 26 ans, on aurait bien souhaité continuer, mais je le vois [...] comme repartir sur une nouvelle base. On va prendre cette période de temps pour repartir un nouveau projet qui va être excitant pour tous les amateurs de tennis.»

Directeur jusqu’au dernier moment et figure du tennis à Québec, Jacques Hérisset a profité de l’occasion pour remercier les anciens propriétaires, bénévoles et partenaires tout en se remémorant quelques souvenirs.