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Les Sharks débarquent en pleine tempête médiatique

Les Sharks débarquent en pleine tempête médiatique

Mikaël Lalancette

Publié 24 octobre
Mis à jour 24 octobre

Les Sharks de San Jose ont débarqué à Montréal en pleine tempête médiatique mercredi.

Après le revers en prolongation contre les Sabres à Buffalo, le capitaine des requins, Logan Couture, s’est vidé le cœur.

«Il s’agissait d’un changement de joueurs inacceptable. Deux gars sont restés trop longtemps sur la glace pour essayer de marquer un but. C’est un jeu égoïste et cela n’a pas à se retrouver dans le plan de match de cette équipe. Nous devrons régler cela.»

La table était mise pour une bonne séance de questions avec les représentants des médias!

L’un des joueurs visés, Timo Meier, ne s’est pas défilé.

«Kevin et moi savons que nous avons commis une erreur, a laissé tomber l’ancien attaquant des Mooseheads de Halifax et des Huskies de Rouyn-Noranda. Nous sommes assez vieux pour l’admettre. Je dois apprendre de cette erreur. Logan est notre capitaine et je le respecte. Je n’ai aucun problème avec sa déclaration.»

À quelques casiers de Meier dans le vestiaire, Kevin Labanc tenait des propos similaires.

Les Sharks ont lavé leur linge sale en famille et voudront rebondir jeudi soir contre les Canadiens, dans ce qui s’annonce une belle bataille d’unités spéciales.

D’un côté, l’avantage numérique du Canadien tourne à 27,3% d’efficacité, ce qui lui confère le sixième rang de la Ligue nationale de hockey.

Même si les Sharks n’ont remporté que trois de leurs neuf matchs cette saison, ils arrivent au deuxième rang de la LNH en ce qui concerne le désavantage numérique (90,6%), alors que celui du CH éprouve de sérieux ennuis à ce chapitre (28e sur 31 : 71%).

J'ai pris quelques minutes pour m'entretenir avec Meier, qui était de l'édition gagnante de la coupe du Président des Huskies en 2016.

L'attaquant de 23 ans a suivi les premiers coups de patins de Jean-Christophe Beaudin avec les Sénateurs d'Ottawa mercredi soir. Beaudin est devenu le sixième joueur de l'édition 2016 des Huskies à jouer dans la LNH après Meier, Jérémy Lauzon, Philippe Myers, Alexandre Fortin et A.J. Greer.

Francis Perron, Antoine Waked et Gabriel Fontaine sont toujours dans la Ligue américaine. Une bien bonne équipe.

Meier connaît un début de saison ordinaire : quatre points, dont deux buts, en neuf rencontres.

Insuffisant quand on vient de parapher un contrat de quatre ans rapportant 24 millions $.

Son entraîneur-chef, Peter DeBoer, a une explication. «Il passe par le même processus que plusieurs joueurs de son âge, a dit DeBoer après la séance d'entraînement matinal jeudi matin. Il veut bien faire, marquer des buts. Il a marqué 30 buts l'an dernier, il en veut 35 ou 40 cette année... C'est la nature humaine, on en a discuté ensemble. Il veut trop bien faire et ça affecte le reste de son jeu. C'est un gars intelligent, un joueur de caractère, ça n'a rien à voir avec son éthique de travail et ses priorités. Je ne suis pas inquiet du tout pour lui.»

Meier sait qu'il doit être meilleur. Il veut être meilleur.

«Ce n'est vraiment pas le début de saison qu'on souhaite et je peux te dire que pour moi encore plus! m'a-t-il lancé après la séance d'entraînement mercredi. En même temps, la saison est très longue et ce n'est que le début. Je dois apprendre de ça.»

Bien faire, Timo Meier s'y connaît plutôt bien sur la patinoire du Centre Bell.

Il a marqué trois buts en deux matchs contre les Canadiens à Montréal.

Jeudi soir, une dizaine de membres de la famille de sa pension d'accueil à Rouyn-Noranda, les Parke, seront là pour l'encourager.

Ils ont d'ailleurs eu la chance de rencontrer leur préféré jeudi matin au Centre Bell.

Vêtus de chandails des Sharks, ils ont pu le serrer dans leurs bras.

En quelques secondes, Timo a retrouvé le sourire.

«La petite Alice grandit tellement vite, c'est fou!»

«Est-ce qu'il y a de la neige à Rouyn?» s'est-il interrogé.

Quand on joue en Californie, on n'oublie pas la rigueur des longs hivers de l'Abitibi!