Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Football universitaire RSEQ

Soigné comme Patrice Bergeron

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Sur la touche depuis la rencontre à Concordia lors du deuxième match de la saison, Jonathan Breton-Robert garde espoir de revenir au jeu cette année.

Victime d’une déchirure partielle à un tendon de l’aine, le demi inséré étoile du Rouge et Or de l’Université Laval a fait un pas dans cette direction au cours de la dernière semaine.

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Il a repris la course la semaine dernière et il se farcit les marches des gradins du PEPS depuis mardi sous l’œil de la kinésiologue de l’équipe.

«Je bâtis là-dessus, a raconté Breton-Robert. Ça me manque de me retrouver sur le terrain avec les gars, de célébrer un touché, de féliciter un coéquipier après une belle course et de me retrouver dans le caucus, mais je ne dois pas sauter d’étape. Je travaille avec les physios et la kinésiologue.»

Sur la touche

Ennuyée par un malaise pendant le camp d’entraînement, la fierté de Saint-Anselme a néanmoins été en mesure de disputer le premier match de la saison face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Il était aussi en uniforme le 7 septembre à Concordia, mais il a dû abdiquer avant la fin de la première demie.

«J’avais vraiment mal et je me suis sorti moi-même, a-t-il indiqué. C’était pas mal mieux d’utiliser un gars à 100 %. Dans les jours qui ont suivi, j’ai passé une échographie pour déterminer la nature exacte de ma blessure. On a découvert que c’était le tendon qui était touché. C’est plus long à guérir qu’un muscle. Au début, ce fut le repos total et j’ai par la suite amorcé le processus de guérison.»

Traitement

Breton-Robert a reçu une injection de plasma riche en plaquettes (PRP), le même traitement que le centre Patrice Bergeron, des Bruins de Boston, a reçu cet été pour soigner une blessure à l’aine qui l’ennuyait depuis belle lurette.

Ce traitement consiste à prélever du sang du patient, le centrifuger et l’injecter dans le tissu endommagé pour stimuler une réaction inflammatoire qui déclenche la cascade de réparation.

«Il n’y a pas de miracles, a-t-il mentionné. Tu ne peux rien faire dans les dix premiers jours après le traitement. Il y a des possibilités que je revienne au jeu, mais ça va dépendre comment mon corps va réagir maintenant que je reprends la course. Ça peut stagner. L’équipe médicale ne veut pas se mouiller sur une date de retour pour ne pas me créer des attentes.»

Dans les parages

Depuis qu’il est sur la touche, l’étudiant en enseignement de l’éducation physique et à la santé qui est actuellement en stage est demeuré près de l’équipe.

«Je comprends mon rôle et j’aide l’équipe autrement. Je participe aux réunions. Dimanche sur les lignes de côtés, j’avais la même énergie et la même fébrilité que si j’avais été sur le terrain. J’étais excité quand mon frère a été lancé sur le jeu en sachant qu’un jeu truqué allait être appelé. C’était impressionnant de voir cette foule.»