Canadiens de Montréal

«On a créé un monstre avec Paul Byron!»

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Paul Byron n’est plus que l’ombre de lui-même depuis le début de la saison. Que se passe-t-il avec le petit attaquant au cœur de lion?

Voyez le segment «La mise en échec» avec Mike Bossy et Jean-Charles Lajoie dans la vidéo, ci-dessus.

C’est la question que se posent plusieurs partisans et membres des médias au sujet de celui qui revendique deux buts en neuf sorties. Dans les faits, le Franco-Ontarien ne semble pas confortable à l’année initiale d’un pacte de quatre ans qui lui rapportera 13,6 millions$.

«Qu’est-ce qu’on fait avec Paul Byron? On est rendu où avec Paul Byron? J’ai l’impression qu’on a créé un monstre avec Paul Byron!», a soulevé Mike Bossy à «JiC», mardi soir, sur les ondes de TVA Sports.

«Il y a quelques années, il faisait tout bien. Il était employé en désavantage numérique, il jouait sur le quatrième trio... qu’est-ce qui a changé la donne?»

D’après la légende des Islanders de New York, le fait de s’imposer à l’attaque et sur les unités spéciales a compliqué son rôle : a-t-il plus sa place sur le deux derniers trios que sur les deux premiers?

«Il s’est mis à marquer des buts, rappelle Monseigneur Bossy. Lorsque tu marques des buts, non seulement tu te vois différemment, mais tout le monde a des attentes envers toi.

«Et ces attentes, il n’est pas capable de les satisfaire. C’est ça le problème.»

Crédit photo : Joël Lemay / Agence QMI

Sur le marché?  

Aussi attrayant que l’ailier polyvalent peut paraître aux yeux des autres formations, le fait que son pacte compte pour 3,4 millions$ sur la masse salariale suscite des réticences chez les autres directeurs généraux souhaitant le greffer à leur effectif.

Des rumeurs ont récemment circulé à l'effet que Byron était convoité par d'autres clubs souhaitant ajouter de la profondeur.

«Il est trop tard, là», croit Mike Bossy. L’animateur Jean-Charles Lajoie abonde dans le même sens.

«Tu viens de lui donner 3,4 millions de dollars par année. Qui en veut dans une transaction?», souligne-t-il, en rappelant que le numéro 41 est un vétéran respecté dans le vestiaire.

«Tu lui as cousu un ‘A’ sur le chandail. C’est un coéquipier hautement respecté et les gars n’aiment pas le voir malheureux.»

Crédit photo : Joël Lemay / Agence QMI

Un joueur qui se cherche

L’entraîneur-chef Claude Julien a beau avoir démantelé, reformé et mêlé ses trios, Byron n’a jamais conservé sa place parmi les neuf premiers attaquants.

«Byron est sur la quatrième unité. Artturi Lehkonen est sur la deuxième. C’est ce que Byron se demande "pourquoi est-il là et pas moi?"», d’ajouter Jean-Charles Lajoie.

Aux yeux de Bossy, l’attaquant de 30 ans se cherche.

«En ce moment, j’ai l’impression qu’il ne sait pas quel est son rôle. Il a l’air "poigné". Chaque fois qu’il est en échappée, il ne sait pas quoi faire.»