Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

Dominés par le premier trio de l’Océanic

Publié | Mis à jour

Les Remparts de Québec ont subi un premier revers sur la route cette saison, une défaite écrasante de 9-2 face au rouleau compresseur de l’Océanic inspiré par ses 3 902 partisans dimanche après-midi au Bas-Saint-Laurent.

Cédric Paré a marqué quatre buts et ajouté deux passes pour diriger l’offensive des vainqueurs. Il a déjà 18 buts à sa fiche en 13 matchs.

«Ça va bien. Je me dirige au filet et les résultats viennent. Je dois donner crédit à mes compagnons de trio. Nous nous échangeons tellement bien la rondelle que nous avons des bonnes occasions à chaque présence en zone adverse», a commenté la première étoile de la partie. Ses compagnons de trio Alexis Lafrenière (1 but et 4 passes) et Dmitri Zavgorodnyi (2 buts et 2 passes) ont aussi gonflé leur production offensive.

Après deux buts sur trois lancers des Remparts en tout début de match, le rouleau compresseur de l’Océanic s’est mis en marche avec cinq buts sans réplique. Rimouski a complété la première période en avance 5-2 et 23-3 au chapitre des tirs au but. Au premier arrêt de jeu de la partie, Nathan Ouellet a écopé d’une pénalité mineure pour rudesse et d’un 10 minutes pour avoir enlevé le casque d’un adversaire.

Bibeau et Dubé donnent les devants aux Remparts

Félix Bibeau a ouvert la marque en avantage numérique, d’un lancer parfait à 49 secondes, bien alimenté par Darien Kielb et l’ex-Océanic Anthony Gagnon. À 7:03, Pierrick Dubé a doublé l’avance des visiteurs avec un lancer des poignets du cercle des mises en jeu sur ce qui s’est avéré le dernier tir des Remparts lors de l’engagement initial.

La deuxième période a été un peu plus partagée que la première, ce qui n’a pas empêché l’Océanic d’ajouter un 6e but et de limiter les Remparts à seulement quatre lancers contre neuf pour les troupiers de Serge Beausoleil. Le Tchèque Adam Raska, qui a disputé une rencontre très inspirée, a profité d’une mise en scène parfaite de Jeffrey Durocher pour pousser la rondelle dans une cage déserte lors d’un avantage numérique à 14 : 42. Maxime Collin est aussi complice.

Pagliarulo remplacé

L’Océanic a ajouté trois buts en troisième période face au gardien auxiliaire, Emerik Despatie, venu en relève à Carmine-Anthony Pagliarulo au début de l’engagement. Alexis Lafrenière (10e) et Zacharie Bolduc (5e) ont marqué avant que Paré n’inscrive son 4e de la rencontre, son 18e de la saison à son 13e match.

En bref

Serge Beausoleil a apporté un changement à sa formation alors que Christophe Chiasson remplaçait Ludovic Soucy sur le 4e trio. Outre le blessé Anthony D’Amours, les autres joueurs retranchés sont Luka Verreault, Antoine Leblanc et Frédérick Janvier. Les Remparts étaient privés des services de Nicolas Savoie, Dylan Schives, Andrew Coxhead et Aleksei Sergeev.

«Belle leçon d’humilité» - Patrick Roy

L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, n’y est pas allé par quatre chemins pour expliquer la défaite des siens. «La meilleure équipe sur la glace a gagné».

«C’est une belle leçon d’humilité pour nous. L’Océanic a été de loin la meilleure équipe. Chapeau à eux. Ils font partie des meilleures équipes de la Ligue et Serge fait un excellent travail avec eux. L’Océanic aligne le meilleur joueur du circuit, Alexis Lafrenière, et Serge sait bien l’utiliser. On sait qu’on a du travail à faire, mais notre objectif est de voir nos jeunes progresser et on peut apprendre beaucoup de ce genre de match», a commenté le pilote de la formation québécoise.

Identité offensive

L’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil, n’avait évidemment que de bons mots pour ses troupiers. «Même en tirant de l’arrière 2-0, nous sommes demeurés en contrôle. Nous n’avons pas paniqué et notre identité offensive s’est mise en place», a-t-il analysé.

En plus de son premier trio qui fait flèche de tout bois depuis le début de la saison, le pilote des vainqueurs avait de bons mots pour son attaquant tchèque Adam Raska et son jeu intense et inspiré. «Il fait partie de l’équipe nationale de son pays, ce qui est rare à 18 ans chez eux. On savait qu’il était intense, mais on se demandait comment il se débrouillerait offensivement. Il forme tout un duo avec Jeffrey Durocher en désavantage numérique et il nous force la main pour l’utiliser en avantage numérique où il a inscrit un gros but».

Le capitaine de l’Océanic, Alexis Lafrenière, estime que l’Océanic connaît du succès quand les joueurs gardent les jeux simples. «C’est un effort collectif. La chimie continue d’évoluer. Je joue avec d’excellents joueurs».