Football universitaire RSEQ

Domination complète à Québec

Richard Boutin

Publié | Mis à jour

Dans un match disputé dimanche après-midi devant la plus grosse foule de l’histoire du PEPS, le Rouge et Or de l’Université Laval a disposé des Carabins de l’Université de Montréal par la marque de 16 à 3.

Une foule de 19 381 amateurs a assisté au match, éclipsant la marque de 2005 de 19 200 établie dans un match contre McGill.

Avec cette victoire qui porte sa fiche à six gains et un revers, le Rouge et Or s’assure du championnat de la saison régulière. Les Carabins glissent au deuxième rang avec un dossier de six victoires et deux défaites.

Si les Carabins s’étaient inclinés par quatre points et moins, le Rouge et Or aurait dû l’emporter à Sherbrooke lors du dernier match de la saison, samedi prochain, pour confirmer son championnat.

Dans l’éventualité d’une défaite face au Vert & Or, Laval terminerait à égalité avec les Carabins, mais serait avantagé dans le bris d’égalité en fonction des points pour et contre dans les deux parties les opposant. Un écart de cinq points cet après-midi et une défaite à Sherbrooke aurait signifié que les points contre pour l’ensemble de la saison auraient fait la différence comme en 2016.

Les Carabins ont brisé la glace au troisième quart. Après deux belles courses de Frédéric Paquette-Perrault, Louis-Philippe Simoneau a réussi un placement de 22 verges pour réduire l’écart à 10 à 3. Sur la série suivante, les Carabins menaçaient dans le territoire du Rouge et Or, mais Adam Auclair a réussi une interception après que le ballon eut été dévié par son coéquipier Kean Harelimana sur le dernier jeu du quart pour étouffer la poussée.

Jeu truqué

Dans une première demie où les deux défensives ont dominé comme c’est très souvent le cas dans les duels entre les Rouges et les Bleus, il a fallu un jeu truqué pour mener au seul majeur.

Un jeu renversé entre Félix Garand-Gauthier et Mathieu Robitaille a mené au touché de Vincent Breton-Robert. Fin seul, le porteur de ballon a capté une passe de Robitaille et a franchi les 44 verges le séparant de la zone des buts.

Une punition pour avoir eu trop de joueurs sur le terrain lors du botté de dégagement a ouvert la porte à ce touché. Le Rouge et Or s’est retrouvé avec un premier essai et a surpris tout le monde avec la passe du demi inséré Robitaille.

Le Rouge et Or a obtenu deux autres opportunités de s’inscrire à la marque, mais David Côté a raté des placements de 44 et 35 verges. Les deux équipes ont retraité au vestiaire avec un pointage de 10 à 0 en faveur des locaux.

L’ailier défensif Yanis Chihat et le demi défensif Souleymane Karamoko ont réussi des interceptions pour le Rouge et Or en première demie.

La glace est brisée pour les deux quarts

Chacun à leur façon, les quarts-arrières Thomas Bolduc et Frédéric Paquette-Perrault vivaient une première à l’occasion de ce match au sommet entre le Rouge et Or et les Carabins.

La recrue Bolduc disputait son premier match en carrière face aux Bleus alors que Paquette-Perrault obtenait son premier départ avec les Carabins après avoir transféré de McGill.

«Je suis vraiment content, a indiqué Bolduc qui a complété 17 de ses 27 passes pour 202 verges. C’était le plus gros test de ma carrière et, sauf quelques erreurs, je l’ai passé. Je me sens plus prêt à affronter tout le monde au pays.»

«La clé était de protéger le ballon et j’ai réussi, de poursuivre Bolduc qui n’a été victime d’aucune interception en quatre départs. Je ne voulais rien forcer. Au collégial, je pensais davantage à lancer des passes de touché et à mon taux de réussite, mais j’ai changé mon approche dans les rangs universitaires.»

Agressive lors du premier match, la défensive des Carabins a joué cette fois beaucoup moins de couverture zéro. «Ils savaient qu’on aimait lancer dans les zones profondes et ils les ont bien couvertes, a-t-il expliqué. On a saisi l’un des rares couvertures à un contre un pour réussir un long jeu de 76 verges à Antoine (Dansereau-Leclerc).»

À l’autre bout de ce long jeu au début du quatrième quart qui a mené à un placement de David Côté pour redonner une priorité de dix points aux locaux, Dansereau-Leclerc était ravi. «Ça nous prenait une étincelle pour terminer le match, a imagé celui qui a été le meilleur receveur des deux équipes avec quatre réceptions pour 101 verges. Ce ne fut pas facile offensivement en deuxième demie, mais nous avons persévéré. La fois où Montréal a joué une défensive homme à homme, on les a fait payer.»

Paquette-Perrault était fort déçu. «Parce que je voulais gagner et que je suis très déçu, je n’ai pas une très bonne impression de ma performance, a souligné le pivot de quatrième année qui a complété 19 de ses 29 passes pour 181 verges et fut victime de trois interceptions. On a eu une lueur d’espoir au 3e quart et on s’en allait pour marquer quand il y a eu une interception. Leur défensive a fait un gros travail.»

«Quant aux sacs, certains sont de ma faute, d’ajouter Paquette-Perrault qui a amassé 64 verges en 14 courses, dont 11 en deuxième demie. Je dois rester dans la pochette et faire confiance à ma ligne offensive. Le garde François Bessette a subi une grosse blessure et il n’est pas revenu au jeu.»

S’il a loupé des placements de 44 et 35 verges qu’il a l’habitude de réussir au deuxième quart, David Côté a très bien fait sur les bottés de dégagement en conservant une moyenne de 43,6 verges tout en refoulant les Carabins à quatre reprises à l’intérieur de leur ligne de 20.

«À l’exception de deux bottés que j’ai échappés dans le centre, j’ai réussi un bon positionnement sur mes dégagements, a-t-il indiqué. Les couvertures n’étaient pas trop difficiles. Quant aux placements ratés, ça arrive que l’on en manque, mais je suis content d’avoir obtenu une autre opportunité plus tard dans le match. Ça va être une raison de plus de travailler plus fort.»

Côté a fait mouche deux fois en quatre tentatives.