Crédit : Winslow Townson-USA TODAY Sports

MLS

Honneurs individuels en MLS: la parole à nos experts!

Publié | Mis à jour

Les éliminatoires de la MLS sont à nos portes après une saison régulière mouvementée, qui a donné place à des exploits inédits.

Carlos Vela et le Los Angeles FC ont certes survolé le calendrier régulier, mais ils n’ont pas été les seuls à se mettre en évidence.

Comme chaque année, des honneurs individuels sont distribués, en MLS, afin de mettre en lumière les grandes performances de la saison.

Les experts soccer de TVA Sports ont choisi de se prêter à l’exercice en y allant de leurs choix dans six catégories : joueur le plus utile, entraîneur de l’année, nouveau venu de l’année, recrue de l’année, défenseur de l’année et gardien de l’année.

D’ailleurs, nos spécialistes en profiteront pour expliquer davantage leurs sélections lors de la diffusion des matchs des séries de la MLS à TVA Sports, à compter de 18h, samedi.

Sans plus tarder, voici les joueurs (et entraîneurs) les plus méritants en 2019, selon TVA Sports.

Frédéric Lord

Joueur le plus utile: Carlos Vela, Los Angeles FC

Le meilleur buteur de l’histoire. La meilleure équipe de l’histoire. Je ne veux pas être «du mauvais côté» de l’histoire.

Entraîneur de l'année: Bob Bradley, Los Angeles FC

On le croyait d’une autre génération, il semble être en mesure de constamment se renouveler. LAFC, une équipe dominante qui a offert un magnifique spectacle tout au long de l’année.

Meilleur nouveau venu: Héber, New York City FC

Avec lui, le NYCFC a une fiche de 12-3-3. C’est sa capacité à faire plein de petites choses sur le terrain qui m’a impressionné.

Recrue de l'année: Brenden Aaronson, Union de Philadelphie

À 18 ans seulement, il a joué régulièrement au milieu pour une des meilleures équipes de la MLS. Il a du culot et on aime ça.

Défenseur de l’année: Ike Opara, Minnesota United

Sans lui, le Sporting Kansas City a accordé 28 buts de plus cette saison. Avec lui, Minnesota United en a accordé 28 de moins... Il a d'ailleurs officiellement reçu la distinction, jeudi

Gardien de l’année: Bill Hamid, D.C. United

Le prix le plus difficile à déterminer cette saison. Maxime Crépeau, des Whitecaps, est mon choix sentimental. Mais Hamid est au cœur de la 2e meilleure défense du championnat et à bloqué quatre pénaltys en cinq tentatives.

Patrice Bernier

Joueur le plus utile: Carlos Vela, Los Angeles FC

Une saison record, il a éclipsé la marque de Josef Martinez établie la saison dernière par trois buts (34 buts). Une régularité de maître, il a été blanchi de la feuille de match à seulement cinq reprises sur 34 joutes.

Entraîneur de l’année: Bob Bradley, Los Angeles FC

Son équipe a trôné au sommet sans jamais broncher. Saison record 72 points, 85 buts marqués, différentiel +48. Établissant de nouvelles marques pour une équipe en saison régulière et en étant l’équipe la plus spectaculaire et attrayante à voir jouer. Il a permis à sa star d’avoir sa meilleure saison en carrière, a fait ressortir des talents méconnus comme Mark Anthony Kaye et Eduard Atuesta.

Meilleur nouveau venu: Héber, New York City FC

City avait de la difficulté à marquer avant son arrivée et même à gagner. Les chiffres parlent dans son cas : 15 buts en 22 parties jouées, 13 victoires, cinq nulles et quatre défaites lorsqu’il était sur le terrain.  Ces chiffres lui permettent de finir cinquième au chapitre des buteurs. On imagine s’il avait été là au départ de la saison...

Recrue de l’année: Brenden Aaronson, Union de Philadelphie

À sa première saison complète, il s’est illustré avec trois buts et deux mentions d’aide en jouant à 28 reprises cette saison dans une équipe de premier plan. Le jeune de 18 ans s’est gagné une place dans le XI partant 25 fois. Il s’est vu récompensé avec un appel en équipe nationale américaine en fin de saison.

Défenseur de l’année: Miles Robinson, Atlanta United

Avec le penchant offensif d’Atlanta United, alignant parfois jusqu’à six joueurs offensifs, ce défenseur a récupéré et sauvé les meubles à plus d’une reprise par son anticipation, sa vitesse, sa reconnaissance du danger. Il excelle dans les duels. Ceci a permis à l’équipe géorgienne d’avoir la cinquième meilleure défense du circuit et de récolter 13 jeux blancs cette saison. Tout ça, à seulement 22 ans.

Gardien de l’année: Bill Hamid, D.C. United

D.C. United a eu une des pires productions offensives de la MLS, mais la deuxième meilleure défense du circuit (38 buts accordés). Si D.C. United est dans les séries, c’est en grande partie dû aux prouesses du portier. Quatorze jeux blancs (1er), 126 arrêts (3e), moyenne de buts alloués de 1.12 (3e). Il a fait les parades nécessaires pour garder D.C. compétitif.

Guillaume Villemaire

Joueur le plus utile : Carlos Vela, Los Angeles FC

La saison historique de Vela lui donne un accès direct à ce trophée. Ce n'est pas simplement le fait qu'il a le nouveau record avec 34 buts en une saison. Avec ses 15 passes décisives, il a produit à un rythme de 1,58 pts/match. Mais pour moi, la plus belle preuve de son importance au sein de l'équipe, cette saison, est la fiche de 17-1-7 du LAFC quand il a noirci la feuille de pointage.

Entraîneur de l'année: Bob Bradley, Los Angeles FC

Peu importe le talent que tu as sous la main, l'entraîneur de la meilleure équipe de l'histoire de la MLS (72 points en une saison – bat le record des Red Bulls obtenu en 2018) mérite le titre de l'entraîneur de l'année. Son habileté à obtenir le meilleur de ses vedettes comme Vela et Diego Rossi, mais aussi de ses soldats un peu moins connu comme Eduard Atuesta, Mark Anthony Kaye, Latif Blessing et Walker Zimmerman lui a permis de bâtir une puissance en MLS.

Nouveau venu de l'année: Héber, New York City FC

Une lutte très serré pour ce trophée entre Héber, qui a eu un impact direct sur le NYC FC, et Carles Gil, qui est une grande raison du retour des «Revs» en séries. J'ai finalement penché pour le Brésilien : il est un excellent complément à Maxi Moralez et il a un peu pallié le départ de David Villa. Même s'il n’a que 18 départs cette saison, il a trouvé le fond du filet à 13 reprises en plus du fait que NYC a une fiche de 12-3-3 dans ces 18 matchs.

Recrue de l'année: Brenden Aaronson, Union de Philadelphie

Ce n'est pas facile d'avoir du succès en MLS à 18 ans. Il a aidé à renforcer le milieu de terrain chez l'Union, qui a été dans les sommets de l'Est du début à la fin cette saison.

Défenseur de l'année: Ike Opara, Minnesota United

En 2017 et 2018, Minnesota ont deux des cinq pires saisons défensives de l'histoire de la MLS. Opara arrive en ville et apporte une stabilité essentielle en défense centrale et Minnesota a fini sixième, cette saison, pour le nombre de buts accordés. Pour en ajouter sur le travail d'Opara, son ancienne équipe, le Sporting Kansas City, a accordé 67 buts cette saison (deuxième pire rendement en MLS).

Gardien de l'année: Matt Turner, Revolution de la Nouvelle-Angleterre

Difficile de donner le trophée à un gardien qui n'a joué que 20 matchs, mais la dose de confiance qu'il a apporté aux Revs est indéniable avec des arrêts cruciaux semaine après semaine. Il a accordé que 17 buts lors de ses 12 derniers matchs avec un % d'arrêts de ,805 (ce qui est fantastique pour un gardien de la MLS).

Jonathan Beaulieu-Bourgault

Joueur le plus utile: Carlos Vela, Los Angeles FC

34 buts, 15 passes, que dire de plus?

Entraîneur de l'année: Bob Bradley, Los Angeles FC

72 points à la deuxième année du club en MLS.

Meilleur nouveau venu: Héber, New York City FC

Apporte cette stabilité devant, le joueur qui manquait à cette équipe. Un joueur sur lequel ses coéquipiers peuvent s’appuyer et combiner.

Recrue de l'année: Paxton Pomykal, FC Dallas

Produit de la maison, il vient tout juste de signer un contrat à long terme. Il est devenu titulaire indiscutable cette année et a mérité sa première sélection avec l’équipe nationale américaine. Joue avec énormément de confiance et pour un jeune de 19 ans, son jeu vers l’avant est impressionnant.

Défenseur de l'année: Miles Robinson, Atlanta United

Difficile de battre ce joueur en un contre un, très puissant également. Il ne cesse de progresser.

Gardien de l'année: Bill Hamid, D.C. United

Il a su mener cette équipe en séries éliminatoires. Lucho Acosta a déjà la tête en Europe, Wayne Rooney, plus d’absences cette année, et sans ces deux derniers, D.C. United marque peu et c’est là où Hamid s’est levé. Un leader et un joueur qui mériterait une place en équipe nationale américaine.

Vincent Destouches

Joueur le plus utile: Zlatan Ibrahimovic, Galaxy de Los Angeles

Carlos Vela est le joueur par excellence de la saison et il remportera le trophée Landon Donovan. Mais je me fais l’avocat du diable : est-il le joueur le plus utile aux succès de son équipe? Je n’en suis pas certain. Sans lui, j’ai l’impression que le LAFC aurait dominé la MLS malgré tout. À l’inverse, sans les 30 buts de Zlatan cette saison, le Galaxy ne serait rien. Le géant suédois a été sensationnel en 2019, et une nouvelle fois, il est passé de la parole aux actes.

Entraîneur de l'année: Bob Bradley, Los Angeles FC

On dit souvent que lorsqu’une équipe gagne, les joueurs sont plébiscités, et lorsqu’elle perd, c’est l’entraîneur qui est ciblé. Il serait profondément injuste de minimiser le travail de Bob Bradley cette saison. En ce qui me concerne, il est l’artisan principal de la qualité du jeu produit par le LAFC en 2019. Il a réussi à constituer un effectif talentueux, avec des principes forts, une volonté claire de jouer vers l’avant et un grand sens du spectacle. Jim Curtin mérite un vote d’honneur, mais Bob Bradley, c’est chapeau bas!

Meilleur nouveau venu: Carles Gil, Revolution de la Nouvelle-Angleterre

Ce trophée est de plus en plus difficile à décerner, au vu de la qualité des joueurs qui viennent renforcer la MLS chaque année. J’aime beaucoup l’attaquant brésilien Héber, mais je dois donner mon vote à Carles Gil, qui a eu un parcours quasi sans faute avec les «Revs». Même lorsque l’équipe battait de l’aile, il était le seul à surnager. Et quand enfin elle s’est mise à jouer après l’arrivée de Bruce Arena, il a été le milieu créatif, meneur de jeu, technique, habile et décisif qu’on attendait. Il a disputé l’intégralité de la saison, sauf huit minutes, et a été l’un des rares joueurs à atteindre le plateau des 10 unités dans les catégories clés, les buts (10) et les passes (14).

Recrue de l'année: Brenden Aaronson, Union de Philadelphie

Produit de l’Académie de Philadelphie, Aaronson a été l’une des révélations de la saison. En fait, j’ai été impressionné par ses premiers pas en MLS. Il ne semble pas avoir eu peur de dribbler, peur de tirer, peur de tenter des choses. À 18 ans seulement, il s’est intégré comme un poisson dans l’eau à une équipe qui avait pour ambition de produire davantage de jeu. Milieu complet, plutôt offensif mais quand même très actif sur phase défensive, il a été utilisé à toutes les sauces ou presque dans le milieu de l’Union. Au final : 28 matchs joués, trois buts, deux passes... et un tout premier appel au sein de la sélection nationale des États-Unis.

Défenseur de l'année: Miles Robinson, Atlanta United

Je m’attends à ce que le vétéran Ike Opara gagne le trophée et personne ne pourra dire qu’il l’a volé. Mais j’ai l’impression que sa carrière joue beaucoup dans cette décision, ou plutôt, que la jeunesse et la nouveauté d’un Miles Robinson jouent contre lui, alors qu’il a été exceptionnel cette saison. Le roi Michael Parkhurst l’a en quelque sort adoubé en disant que de lui qu’il était le meilleur défenseur en un contre un avec qui il avait jamais joué. Dans une formation plus déséquilibrée qu’il n’y paraît, le jeune homme de 22 ans a été un roc et a sauvé son équipe à de multiples reprises. Très physique, à l’aise dans le domaine aérien, rapide, mais aussi capable de dribbler et d’effectuer de rapides transitions vers l’avant, notamment avec son jeu long, il fait déjà partie de l’élite.

Gardien de l'année: Maxime Crépeau, Whitecaps de Vancouver

Oui, je suis chauvin et je l’assume. Si on ne vote pas pour Crépeau, qui va le faire? C’est facile d’avoir l’air d’être le meilleur gardien quand on joue pour la meilleure équipe, ou la meilleure défense. Car ne pas prendre de but, c’est un travail collectif. Je récompense Crépeau car il a fait un travail colossal – et spectaculaire – dans une équipe en grande difficulté. Il n’y a que cinq gardiens qui ont un pourcentage d’arrêts supérieur au sien, et ces gardiens sont tous membres d’une équipe de séries. Le parcours de Vancouver va lui nuire dans ce suffrage, mais sa saison mérite d’être saluée.

Ian Gauthier

Joueur le plus utile: Carlos Vela, Los Angeles FC

34 buts, 15 passes décisives. C'est suffisant, non?

Entraîneur de l'année: Bruce Arena, Revolution de la Nouvelle-Angleterre

Le Revolution allait strictement nulle part sous Brad Friedel et semblait, à la fin mai, en voie d'être la lanterne rouge du classement dans  l'Est. Mais Bruce Arena, l'indestructible du "coaching" aux États-Unis, est venu prendre sa place et a propulsé le Revolution en éliminatoires avec un effectif moyen... du moins avant l’arrivée de Gustavo Bou.

Meilleur nouveau venu: Alejandro Pozuelo, Toronto FC

Ça se joue entre lui, Heber et Carles Gil, mais les 12 buts et 12 passes décisives de l'Espagnol du Toronto FC ne sont pas à négliger. Le TFC a connu une saison ponctuée de hauts et de bas, comme Pozuelo lui-même par ailleurs, mais voilà l'équipe en éliminatoires après une grosse fin de campagne. Et en fin de compte, Pozuelo, passeur émérite à la technique béton, aura eu son mot à dire dans l'ensemble du portrait.

Recrue de l'année: Andre Shinyashiki, Rapids du Colorado

Les Rapids n'ont pas fait les éliminatoires encore une fois, cette année, mais ils ont mieux paru qu'en 2018. Et lorsqu'ils avaient de bons moments, Shinyashiki, un Brésilien de 22 ans, était souvent de la fête. Il a officiellement été nommé recrue de l'année, par ailleurs, devant Brenden Aaronson

Défenseur de l'année: Ike Opara, Minnesota United

Minnesota United avait l'une des pires défensives de la MLS, la saison dernière, avant de bouger durant la saison pour obtenir le milieu défensif Ozzie Alonso et surtout, le défenseur central Ike Opara. Le Sporting de Kansas City, qui a laissé filer Opara, est parti en vrille cette saison. Minnesota a, pour ainsi dire, pris sa place parmi les équipes qualifiées pour les éliminatoires dans l'Ouest.

Gardien de l'année: Maxime Crépeau, Whitecaps de Vancouver

Pouvez-vous résister à l'histoire de Maxime Crépeau en 2019? Pas moi. Un des seuls points positifs de la saison des Whitecaps. Le Québécois est une révélation et pourrait devenir un très bon gardien en MLS à long terme.

Nicolas A. Martineau

Joueur le plus utile: Carlos Vela, Los Angeles FC

Entraîneur de l'année : Bob Bradley, Los Angeles FC

Nouveau venu de l'année : Héber, New York City FC

Recrue de l'année : Andre Shinyashiki, Rapids du Colorado

Défenseur de l'année : Ali Adnan, Whitecaps de Vancouver

Gardien de l'année : Maxime Crépeau, Whitecaps de Vancouver

Hassoun Camara

Joueur le plus utile: Zlatan Ibrahimovic, Galaxy de Los Angeles

Entraîneur de l'année: Bob Bradley, Los Angeles FC

Meilleur nouveau venu: Héber, New York City FC

Recrue de l’année: Andre Shinyashiki, Rapids du Colorado

Défenseur de l’année: Walker Zimmerman, Los Angeles FC

Gardien de l’année : Bill Hamid, D.C. United

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