Football universitaire RSEQ

«On verra la meilleure version de Montréal»

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Les entraîneurs-chefs Glen Constantin et Danny Maciocia sont d’accord que la défaite des Bleus face à Sherbrooke ne change rien en prévision du duel qui opposera le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal, dimanche au PEPS.

«La défaite de Montréal contre Sherbrooke ne me surprend pas parce que les Carabins ne se préparent pas de la même façon contre les autres équipes du RSEQ qu’ils le font contre nous», a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or.

«On ne peut pas faire de règle de trois. Je ne veux enlever aucun crédit à Sherbrooke qui a réussi un bel accomplissement. Quant aux Carabins, je ne suis pas inquiet. On verra la meilleure version de Montréal et ils auront une excellente préparation. Quant au différentiel, on se prépare pour gagner et non en fonction du pointage.»

«C’est impossible de préparer un plan de match où tu prévois perdre par cinq points, de renchérir le pilote des Bleus. C’est difficile de défendre un écart de cinq points. Si on avait gagné le premier match contre Laval par 20 points, mon état d’esprit au sujet de la défaite à Sherbrooke serait différent, mais cela n’est pas le cas.»

Dans l’éventualité où le Rouge et Or remporte ses deux dernières parties, il sera couronné champion de la saison régulière et le différentiel des points pour et contre n’aura aucune incidence, ce qui aurait été différent si Montréal avait gagné en Estrie.

En tirer des leçons

Maciocia partage-t-il l’opinion de son homologue au sujet de la préparation des Bleus qui est différente face aux autres équipes que le Rouge et Or?

«Je confirme un peu son opinion, a-t-il mentionné. Glen a raison, mais ça ne justifie pas nos performances contre Concordia et Sherbrooke. J’ai beaucoup de difficultés à accepter ce genre de performance. Physiquement et mentalement, nous n’étions pas prêts et j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi. Parfois à six victoires et aucune défaite, tu te crois rendu. J’espère que les gars vont en tirer une leçon.»

Motivation ou pas?

Les propos du demi défensif Bruno Lagacé qui affirmait après la victoire des Bleus que le Rouge et Or n’était pas assez fort pour rivaliser cette année auront-ils une incidence?

«Je ne peux pas croire que ça va motiver quelqu’un, a indiqué Maciocia qui n’a pas rencontré Lagacé à ce sujet. C’est une histoire pour les médias et ça ne fera pas une différence pour les joueurs en uniforme. Ça n’ajoute pas à la rivalité et ça ne fera pas vendre plus de billets.»

Constantin voit toutefois les choses d’un autre œil. «On ne fait pas ça chez nous, a-t-il débité. Il faut gagner avec humilité. Une des valeurs du RSEQ est le respect. On a bien noté ces propos, mais nous sommes passés à autre chose.»

Retour au jeu de Marc-Antoine Pivin

Blessé à un genou contre les Stingers de Concordia, Marc-Antoine Pivin ne ratera finalement qu’une partie.

L’ailier espacé de 4e année a repris l’entraînement à plein régime, mercredi, en même temps que ses coéquipiers.

«J’ai été vraiment chanceux dans ma malchance, a reconnu Pivin qui s’est blessé en plongeant pour tenter de capter une passe dans la zone des buts lors du match du 6 octobre. C’était douloureux pas mal les deux ou trois premiers jours, mais j’ai connu une progression fulgurante. Je suis rapidement passé des béquilles à une canne et à la course. Je suis en santé et je me sens bien. Avec le talent qu’il y a à Laval, ça ne servirait à rien de jouer à 80 pour cent.»

«Des ajustements à faire»

Pivin est conscient que l’offensive devra faire beaucoup mieux que lors du premier match de la saison face aux Carabins.

«On ne changera pas tout, mais nous avons des ajustements à faire après une telle performance. Si on est tous sur la même page et qu’on exécute bien, ça va faire une grosse différence. Nous avons ajouté des outils à notre arsenal et nous serons plus difficiles à défendre parce qu’il y a plus de monde impliqué.»

Principal fer de lance du Rouge et Or depuis le début de la saison, l’attaque terrestre avait connu une partie tranquille face aux Bleus avec des gains de 85 verges.

«On veut ouvrir le jeu au sol pour enlever de la pression sur notre quart-arrière, a expliqué le porteur de ballon Joanik Masse qui avait été limité à 29 verges en six courses au CEPSUM à son premier match en carrière face aux Bleus. Il faudra exécuter à 100 pour cent et ne rien oublier. Montréal est une équipe physique et on prêt pour ça.»

Glen Constantin est ravi de miser sur un porteur du style de Masse. «C’est un gars qui court nord-sud, a indiqué le pilote de Laval, et c’est exactement le type de porteur dont nous avons besoin contre Montréal.»

Voyez le reportage D'Andy Mailly-Pressoir dans la vidéo ci-dessus.