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La LHJMQ et la NCAA ne sont «pas en compétition»

Publié | Mis à jour

De passage à l’émission JiC lundi soir, l’entraîneur-chef de l’Armada de Blainville-Boisbriand Bruce Richardson s’est fait questionner sur ce qu’il pensait des joueurs qui préfèrent évoluer en NCAA plutôt que dans la LHJMQ. Pour lui, ces deux ligues ne doivent pas être en compétition.

Zachary Bolduc à Rimouski et James Malatesta à Québec ont fait couler beaucoup d’encre dans le monde du hockey junior québécois au cours des dernières semaines, en ayant préféré jouer dans le circuit Courteau, plutôt que de suivre leur plan initial et de jouer dans la circuit universitaire américain. Pour le moment, les deux jeunes joueurs connaissent beaucoup de succès avec leur équipe respective, mais le débat demeure.

Pour Bruce Richardson, comparer les deux ligues est une aberration : «On pense que la LHJMQ est en compétition avec la NCAA, mais pas nécessairement, parce que les gars entrent dans la NCAA à 19 et à 20 ans, donc ils ont le temps de jouer junior.»

À son avis, les deux avenues devraient être complémentaires et non pas se nuire. Les jeunes devraient avoir l’opportunité de jouer dans les deux ligues: «La NCAA serait meilleure si elle offrait la chance à nos joueurs, après leur stage, d’aller y jouer.»

Sauf que l’entraineur-chef l’admet, «ça ferait mal au circuit universitaire canadien.»

Pour Richardson et l’Armada, l’école est primordiale et si les joueurs ne respectent pas leurs engagements scolaires, des répercussions sur le plan hockey pourraient s’en suivent.

Un manque d’aplomb en début de saison

Avec cinq buts marqués lors des quatre dernières rencontres et seulement trois victoires en 10 matchs cette saison, Richardson est d’avis que son équipe est victime de plusieurs lacunes, notamment en attaque, ce qui n’est pas à souhaiter dans une «ligue axée sur l’offensive».

L’entraîneur-chef est conscient que son équipe a dû jouer en dépit de plusieurs blessures, mais il trouve quand même «inacceptable qu’on se fasse dominer sur l’aspect physique et l’éthique de travail.»

Selon lui, «il y a une manière de perdre».

Voyez l'entrevue avec Bruce Richardson dans le vidéo ci-dessus.