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«Notre vitesse peut égaler celle du CH»

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Le début de saison du Canadien n’a rien d’ennuyant. Tant le match contre les Hurricanes que celui face aux Maple Leafs ont offert un jeu enlevant. Ce devrait être de nouveau le cas mercredi soir.

Faut-il encore s’en surprendre ?

Comme l’a souligné Claude Julien au confrère Marc de Foy dans l’édition de mardi, ça semble rendu la norme aux quatre coins du circuit Bettman.

Mais il y a plus que ça. L’arrivée de Ralph Krueger derrière le banc des Sabres a semblé insuffler une dose d’énergie que l’on n’avait pas vue chez cette formation de l’ouest de l’État de New York depuis plusieurs saisons.

«Je veux que nous jouions un style combatif. Je crois que notre vitesse peut égaler celle du Canadien», a lancé l’entraîneur-chef des Sabres, embauché à la suite du congédiement de Phil Housley.

«Offensivement, nous avons beaucoup de talent. Il faut savoir quand l’utiliser et quand faire preuve de patience. C’est là-dessus que nous travaillons. Nous allons nous améliorer», a-t-il poursuivi.

Bel avenir

En termes de talent, les Sabres sont effectivement bien nantis. À commencer par Jack Eichel et Rasmus Dahlin, les deux plus brillants joueurs d’avenir de cette concession. À ces noms, on peut ajouter ceux de Jeff Skinner, l’une des bêtes noires du Canadien, et de Victor Olofsson, une recrue de 24 ans, auteur de cinq buts en neuf matchs depuis son rappel, à la fin de la dernière campagne.

Casey Mittelstadt en est un autre de qui l’on dit beaucoup de bien. Flanqué de Jimmy Vesey et d’Evan Rodgrigues, le trio que pivote l’attaquant de 20 ans amène une certaine profondeur.

«Quand ce trio est sur la patinoire, les occasions de marquer de l’adversaire sont peu nombreuses. C’est important pour un jeune centre de son âge de bien maîtriser cet aspect du jeu d’abord et avant tout. Nous aimerions un peu plus de contribution offensive de cette unité, mais pas au détriment de son jeu défensif», a expliqué Krueger.

Culture à changer

Cela dit, il y a encore beaucoup de travail à faire pour mener à la terre promise cette équipe qui n’a pas participé aux séries éliminatoires lors des huit derniers printemps et qui en est à son sixième entraîneur depuis sa dernière présence au grand tournoi, au terme de la campagne 2010-2011.

«Nous devons travailler l’aspect défensif de notre jeu dans le but d’être plus stables et de minimiser le nombre d’occasions de marquer que nous offrons à l’adversaire. Il faut être en mesure de contrôler davantage l’action quand nous ne sommes pas en possession de la rondelle. C’est avec la rapidité et la fougue que nous voulons y parvenir», a analysé Krueger.

Au moins, ce dernier aperçoit certains soubresauts d’un changement de culture. À l’instar du Canadien, les Sabres ont démontré beaucoup de résistance, lundi soir à Columbus. Ils ont comblé deux déficits pour finalement parvenir à arracher un point aux Blue Jackets, dans une défaite de 4 à 3 en prolongation.

«Le caractère démontré par notre groupe nous a donné une chance de gagner. Nous en sommes très fiers. Les soirées difficiles sont payantes dans le sens où nous sommes dans une courbe d’apprentissage prononcée sur le plan de la culture que nous voulons implanter ici.»

Avec un gain mercredi soir, les Sabres seraient invaincus à leurs quatre premiers matchs pour la première fois depuis la saison 2009-2010 (3-0-1).