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Crédit : AFP

NFL

Des débuts encourageants

Stéphane Cadorette

Publié | Mis à jour

Depuis que les Giants de New York ont retrouvé leurs sens en confiant le ballon à Daniel Jones, l’espoir est de retour. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, mais déjà, le quart-arrière recrue fait sortir l’attaque de sa coquille.

C’est déjà ça de gagné pour une équipe qui végète depuis ses dernières conquêtes. Malgré tout le respect qu’il faut vouer à la carrière d’Eli Manning, les Giants savaient exactement où ils s’en allaient avec lui et c’était profondément dans le fossé.

Avec Jones vient bien sûr un côté imprévisible, mais le jeune homme a démontré à ses trois premiers matchs que le feu brûle en lui et qu’il a les capacités athlétiques pour se sortir de quelques jeux en apparence perdus. Les Giants peuvent recommencer à croire en un présent et surtout, un avenir meilleur.

Tout n’est évidemment pas gagné. Après tout, Jones a excellé face aux Buccaneers à son premier départ, quand les entraîneurs adverses ne pouvaient pas observer ses tendances et habitudes chez les pros, sur vidéo.

La semaine suivante face aux Redskins, il a déjà paru plus chancelant contre une défensive pourtant poreuse. Dimanche, face à la défensive suffocante des Vikings, il a montré une triste moyenne de 4,8 verges par tentative de passe.

Mais à sa défense, non seulement il a peu d’expérience au compteur, mais en plus, il n’a pas eu l’opportunité de jouer un match complet avec l’arme redoutable qu’est le porteur Saquon Barkley. Il vient tout juste de gagner les services du receveur Golden Tate, de retour de suspension. Et avec une défensive qui ne casse rien, Jones n’a que très peu de marge de manœuvre. Dans ce contexte, il se tire bien d’affaire à ce jour.

Malgré son bagage peu garni, il n’hésite pas à prendre quelques risques. Dimanche, sa passe de touché à Darius Slayton, une autre recrue, a traversé 35 verges dans les airs. Croyez-le ou non, aucune passe de Manning n’avait franchi une telle distance depuis 2015.

La défensive des Patriots

Même si les Giants progressent avec Jones, nul besoin de spécifier qu’il vaut mieux tempérer les attentes jeudi soir face à la défensive des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

L’entraîneur-chef Bill Belichick présente une fiche de 17-5 en carrière face à des quarts-arrière recrues, dont 11-0 à la maison. Ceux qui ont trompé sa vigilance légendaire sont parfois devenus de grands joueurs (Ben Roethlisberger en 2004 et Russell Wilson en 2012) et parfois des quarts marginaux (Mark Sanchez en 2009, Colt McCoy en 2010 et Geno Smith en 2013).

Daniel Jones ne brisera pas la tendance face aux Patriots, mais tous ceux qui se moquaient allègrement des Giants au repêchage sont tout à coup silencieux.