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Canadiens

Paul Byron se pince encore

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Quand le Canadien a réclamé Paul Byron au ballottage le 6 octobre 2015, on se demandait bien ce qui avait pu séduire Marc Bergevin chez cet attaquant qui n’avait alors récolté que 17 buts en 138 matchs. On le disait rapide. Ouin, pis? On avait déjà dit la même chose de Tom Pyatt.

Il faut croire que le style de jeu du Canadien et celui de l’Ontarien étaient faits pour aller ensemble. Quatre ans plus tard, Byron a deux saisons d’au moins 20 buts derrière la cravate. Il aurait répété l’exploit l’an dernier s’il n’avait pas raté 26 matchs en raison de blessures.

«Je me rappelle mon arrivée ici comme si c’était hier. Jamais je n’aurais pensé que mon rôle m’apporterait autant de succès ici», a déclaré l’athlète de 30 ans.

«J’ai toujours cru en mes moyens, mais les opportunités que l’équipe m’a offertes depuis que je suis ici, c’est incroyable», a-t-il ajouté.

Au risque de se répéter, la principale qualité de Byron est de pouvoir s’adapter à toutes les situations.

«Des joueurs polyvalents», a rappelé Claude Julien, ajoutant Jordan Weal à la discussion.

Il peut jouer à gauche, à droite, tant dans le deuxième trio que la quatrième unité, en désavantage numérique et parfois même avec l’attaque massive.

«Je suis le couteau suisse. C’est mon rôle et ma force. Il y a beaucoup de bons joueurs ici, alors je suis prêt à jouer avec n’importe qui. J’essaie de faire de mon mieux pour créer de l’espace et offrir du soutien à mes compagnons de trios», a lancé Byron.

Finies les tortues

Pour l’instant, ce sont Jordan Weal et Nate Thompson qui évoluent à ses côtés ; deux attaquants avec qui il semble se plaire.

«On s’implique défensivement, on a beaucoup de rapidité. On est capable d’appliquer de la pression», a énuméré Byron.

Par ailleurs, la vitesse de Weal et de Byron apporte une dimension qui est à des années-lumière de ce qu’un quatrième trio pouvait apporter il n’y a pas si longtemps.

«C’est très important. Il y a certains matchs au cours desquels les premier et deuxième trios connaîtront des difficultés. Ce sera à nous, à ce moment-là, de marquer des buts pour l’équipe», a-t-il mentionné.

«C’est un changement qu’on voit dans plusieurs équipes. Il y a beaucoup de jeunes qui jouent sur des quatrièmes trios. C’est une unité de plus qui peut te donner de l’attaque», a-t-il poursuivi.

Puisqu’il n’y a pratiquement plus de tortues pour ralentir le jeu, pas surprenant que les matchs soient de plus en plus disputés à vive allure.