Ottawa Senators v Toronto Maple Leafs

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LNH

Tavares, le roi de la Ville Reine

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Les Maple Leafs n’avaient pas brodé un «C» sur un chandail depuis longtemps. Il n’y avait pas eu de capitaine dans la Ville Reine depuis Dion Phaneuf lors de la saison 2015-2016.

Après trois saisons complètes sans capitaine, les Leafs ont finalement fait leur choix. Avant le premier match de la saison contre les Sénateurs d’Ottawa, mercredi à Toronto, ils ont présenté John Tavares comme le nouveau capitaine de l’équipe.

Dans les différentes tribunes sportives de la métropole canadienne, il y avait un débat à savoir qui recevrait cet honneur entre Tavares, Auston Matthews, Mitch Marner et Morgan Rielly. Le débat faisait probablement moins rage dans le bureau de Mike Babcock.

Un meneur

À quelques heures de la visite du Canadien, l’entraîneur-chef a expliqué une autre fois sa décision.

«Nous avons un très bon groupe de meneurs ici, a rappelé Babcock. Ce que j’aime de John, c’est qu’il aime marquer des buts, mais il aime encore plus gagner. Il est à cette période de sa vie. Tôt dans ta carrière, c’est un moment pour penser à toi. Plus tard, tu penses à l’équipe, mais il est clairement à une période où les succès de l’équipe sont plus importants.»

«J’aime aussi ses habitudes de vie, a-t-il enchaîné. Je crois réellement que les personnes avec les bonnes habitudes s’améliorent tous les jours. Pas juste à 20 ans, pas juste à 30 ans, à tous les âges. Parce qu’ils ont l’énergie de sortir du lit, ils n’ont pas besoin de câbles de survoltage dans le derrière pour partir leur journée. C’est lui, c’est un pro. Il mange bien, dort bien, parle bien, traite les autres de la bonne façon et travaille fort. Il est un exemple à suivre. L’important n’est pas ce que tu dis, c’est ce que tu fais. Il établit les standards à atteindre.»

Un honneur

Originaire de Mississauga, Tavares a réalisé un rêve d’enfance l’an dernier en inscrivant son nom au bas d’un pacte de sept ans et 77 millions $ (11 millions $ par année) avec les Leafs.

Il tournait ainsi le dos aux Islanders de New York, qui avaient fait de lui le premier de classe au repêchage de 2009.

Pour lui, l’appel des Maple Leafs était tout simplement trop fort. Il ne pouvait laisser passer cette occasion.

À Long Island, Tavares était l’image forte des Islanders. Il était le capitaine de l’équipe depuis l’âge de 23 ans, soit de la saison 2013-2014 jusqu’à sa dernière année sur l’île, en 2017-2018.

Il en sera donc à une deuxième expérience comme capitaine d’une formation de la LNH. Mais il vivra cette seconde aventure dans une ville où le hockey est roi et maître.

«Il y a des différences, on parle de deux organisations et de deux villes différentes, mais je ne cherche pas à comparer les deux, a expliqué Tavares. C’est vraiment spécial. Il y a une grande tradition et histoire ici. L’équipe a une grande symbolique pour les partisans et la ville de Toronto. C’est un honneur.»

À l’instar de Babcock, Frédérik Gauthier a décrit Tavares comme le choix logique.

«On a plein de leaders dans le vestiaire, mais il est un leader sur la glace et hors de la glace, a dit le colosse attaquant. De la manière qu’il se comporte, à travers ses années dans la ligue, il a prouvé qu’il est capable d’aider une équipe. Tout le monde est content que ce soit lui. Il mène par l’exemple. Quand il a besoin de parler, les gars l’écoutent, mais c’est de la manière qu’il joue, ça montre tout ce qu’il veut dire.»

Le moment des Leafs

Tavares et les Leafs auront une seule mission cette année, remporter la coupe Stanley pour une première fois depuis 1967. Les Maple Leafs ont opté pour un slogan de circonstance avec «c’est notre moment».

«Il y a quelques joueurs qui sont ici depuis longtemps et d’autres qui viennent d’arriver, a souligné Babcock. Mais nous avons assez traversé de choses pour savoir que c’est notre moment. Pourquoi pas nous? Je ne suis pas un grand fervent des slogans si tu ne fais absolument rien. Je veux voir des actions concrètes, je veux suivre un plan pour savoir où nous nous dirigeons. C’est comme de rêver avec les yeux ouverts. C’est une chose de rêver la nuit. C’est différent de rêver avec les yeux ouverts, ça te demande un plan pour y arriver. Nous verrons ce qui arrivera.»

Si le rêve se matérialise, on érigera une statue de Tavares avec le «C» sur son gilet aux abords du Scotiabank Arena dans quelques années.