Photo : Nate Thompson, attaquant des Canadiens de Montréal Crédit : PIerre-Paul Poulin / JdeM

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Le grand frère chez le CH

Journal de Montréal / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Marc Bergevin et Claude Julien parlent souvent de Nate Thompson comme d’un grand frère pour les plus jeunes joueurs de l’organisation. Un rôle que ce dernier prend à cœur.

À quelques minutes du premier match de la saison contre les Hurricanes à Raleigh, Thompson a glissé quelques mots à Nick Suzuki et Cale Fleury.

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«Oui, je leur ai parlé, a raconté Thompson. J’étais assis à côté de Nick Suzuki dans le vestiaire jeudi soir. Je n’essayais pas de lui faire un discours. Je lui ai juste dit d’avoir du plaisir. Ça ne peut pas être mieux que ça. Il avait un sourire accroché au visage.»

«Je voulais juste l’aider à se sentir à l’aise et m’assurer qu’il profite du moment. Tu joues ton premier match dans la LNH, tu veux juste être dans le moment présent et en profiter. Les deux joueurs ont connu un bon premier match. On n’aurait pas pu deviner que c’était leur premier match dans la LNH», a ajouté le vétéran.

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«Je viens de les rencontrer encore ce matin, ils partaient pour une marche à Toronto, a poursuivi Thompson. On va aller souper ce soir. Les vétérans de l’équipe m’organisent un souper de fête. Plusieurs gars vont venir fêter mes 35 ans de jeunesse !»

Si Suzuki et Fleury ont fait leurs premiers pas dans le circuit Bettman, Thompson a participé à son 698e match.

L’évolution d’un 4e trio

Au lendemain d’un revers de 4 à 3 en tirs de barrage contre les Hurricanes, Julien a donné congé d’entraînement à ses joueurs réguliers à Toronto. À l’image de ses coéquipiers, Thompson n’a pas patiné, mais il a pris quelques minutes de son temps pour participer à une conférence téléphonique.

Le centre originaire d’Anchorage en Alaska a notamment parlé de l’évolution du quatrième trio depuis ses débuts dans la LNH en 2006-2007 avec les Bruins de Boston.

«Il y a une grande différence entre mes débuts dans la LNH et maintenant, a-t-il affirmé. Quand tu recules de dix ans, le quatrième trio était composé de joueurs de rôle. Ils étaient là pour générer de l’énergie et marquer un but de temps en temps. Maintenant, on s’attend aussi à une contribution offensive d’un quatrième trio et on doit aussi jouer contre les meilleurs trios de l’équipe adverse.»

«En séries, les 3e et 4e trios jouent de grands rôles. Les équipes gagnantes des dernières années misaient sur quatre bons trios. Mais je dirais que le rôle d’un quatrième trio a grandement évolué au cours des dernières années», a ajouté Thompson.

Pour ce deuxième match de la saison face aux Maple Leafs à Toronto, Thompson se retrouvera encore au centre de Paul Byron et de Jordan Weal. Ce quatrième trio du CH risque d’obtenir quelques présences contre l’une des deux premières unités des Leafs, soit celle de John Tavares avec Kasperi Kapanen et Mitch Marner ou celle d’Auston Matthews avec Andreas Johnsson et William Nylander.

«C’est la même chose contre n’importe quel trio de grand talent, a souligné Thompson. Tu dois t’assurer que les meilleurs n’ont pas beaucoup de temps et d’espace. Quand tu leur donnes du temps et que tu les respectes peut-être un peu trop, ça devient dangereux. Ils n’ont pas besoin d’une grande ouverture pour te faire mal. Tu dois savoir ce qui se passe quand ils sont sur la glace pour leur nuire.»