Les Partants

Un gardien de la LHJMQ ne passe pas inaperçu dans la LNH

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Au moment où le Lightning de Tampa Bay s’apprêtait à affronter ses rivaux floridiens, les Panthers, Frantz Jean s’est permis de dévier de sa routine en regardant du côté de la LHJMQ.

Voyez l'intervention de Frantz Jean aux «Partants» dans la vidéo, ci-dessus.

 

L’instructeur des gardiens, un des grands responsables du succès d’Andrei Vasilevskiy, a eu vent de la séquence historique du gardien Antoine Coulombe, des Cataractes de Shawinigan, qui avait blanchi les tireurs adverses pendant 191 minutes.

Aucun portier du circuit n’avait, avant le jeune de 17 ans, entamé une campagne avec une telle séquence, la neuvième plus longue en saison régulière.

«C’est quand même assez impressionnant et je veux souligner le travail du jeune Coulombe, a-t-il laissé savoir jeudi aux «Partants», à TVA Sports. Ce sont des séquences extrêmement difficiles à réaliser.»

Jean, qui a lui-même œuvré dans la LHJMQ avant de faire le saut dans le circuit Bettman, assure que l’exploit est difficile à accomplir à tous les niveaux.

«Il faut que tu sois dans une zone de concentration très élevée. Au fur et à mesure que la séquence se poursuit, la tension est de plus en plus lourde, explique-t-il.

«T’es presque en train de jouer en prolongation (tous les soirs). Les gens retiennent leur souffle à chaque lancer. Ça demande un niveau de concentration assez intense pour étirer ça.»

«Chapeau à Antoine Coulombe et l’organisation des Cataractes. Le côté défensif de l’équipe a un impact sur le rendement de gardien. C’est le fun à voir quand t’es entraîneur des gardiens», a-t-il ajouté au sujet de celui qui sera admissible au prochain repêchage.

Vasilevskiy et Bobrovsky : comme des jumeaux

Face aux Panthers, le Lightning laissera enfin de côté son parcours décevant du printemps dernier, lorsqu’il a été balayé par les Blue Jackets de Columbus au tour initial des séries. Ironiquement, les deux gardiens qui étaient opposés dans cette série s'affronteront en lever de rideau.

Devant le filet, Sergei Bobrovsky pourrait permettre à lui seul aux hommes de Joel Quenneville de connaître une saison du tonnerre et les partisans de hockey en Floride pourraient voir une belle rivalité se dessiner entre les clubs

«Ce sera une rivalité intéressante, prévient Jean. Ce sont deux gardiens russes. Chaque fois qu’ils participent aux Jeux olympiques ou un championnat mondial, ils sont toujours dans une lutte à savoir qui sera le numéro un.

«Ils sont très compétitifs et très semblables dans leur préparation. La discipline de Bobrovsky sur le plan de la préparation, c’est impressionnant de voir à quel point il s'y consacre.»

D’ailleurs, Jean voit beaucoup de similitudes entre les deux hommes masqués.

«C’est une belle bataille entre les deux. C’est ce qui pousse les gardiens à se dépasser et offrir le meilleur d’eux-mêmes. Des rivalités comme ça, on va en prendre autant qu’on le pourra. C’est ce qui fait qu’on a de grandes performances de nos athlètes.»

 

McElhinney : le grand frère

Le Lightning a aussi apporté un changement important chez les gardiens. Ils ont embauché le vétéran Curtis McElhinney à titre d’auxiliaire à Vasilevskiy, gagnant du Vezina en 2018-2019.

Même si cette acquisition a fait que Louis Domingue commence la campagne dans la Ligue américaine, Jean se réjouit de l’ajout fait par le directeur général Julien BriseBois.

«C’est la défense qui gagne des championnats. C’est ce qui te permet d’aller loin en séries, a-t-il noté. Ça va très bien la chimie entre les deux.

«Curtis devient un grand frère pour Andrei. La qualité de son travail m’a beaucoup impressionné. Il a d’excellents déplacements de pieds dans son demi-cercle.»

La forme physique de l’Ontarien a rapidement impressionné ses pairs.

«Il y a une raison pour laquelle un gardien de 36 ans est encore capable de tenir son bout dans la LNH. Il a connu une excellente saison en Caroline et les années précédentes à Toronto. Il a été un des meilleurs auxiliaires de la ligue.

«C’est bon pour Andrei. C’est un gars d’expérience avec 15 saisons sous la cravate. Nous avons perdu beaucoup de vétérans comme Anton Stralman et Dan Girardi. C’était important pour nous d’amener un vétéran dans le vestiaire.»