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Football universitaire RSEQ

Rouge et Or : la ligne tertiaire sera sollicitée dimanche

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La ligne tertiaire du Rouge et Or de l’Université Laval n’aura pas le temps de chômer, dimanche, lors de la visite des Stingers de Concordia.

L’attaque aérienne des Stingers a récolté 343 verges dans une défaite de 20-17 contre les Carabins de l’Université de Montréal, vendredi dernier au CEPSUM. L’ailier espacé James Tyrrell a brillé avec 13 réceptions pour 174 verges. La recrue Jeremy Murphy a aussi très bien fait avec six réceptions pour 101 verges et un touché. Le vétéran quart-arrière Adam Vance a complété 24 de ses 36 passes.

«En gagnant plus de 300 verges, les Stingers ont laissé beaucoup de concepts de passe sur les films, a souligné le demi de coin Émile Chênevert. Quand tu affrontes une équipe qui a gagné peu de verges, tu vois pas mal moins de choses sur les films. J’aime mieux avoir 300 verges pour me préparer que 30.»

Corriger les lacunes

En début de match contre McGill à sa dernière sortie, le Rouge et Or a cédé quelques gros jeux par la passe. «Pendant la semaine de relâche, on a identifié les erreurs que l’on doit corriger, a souligné le demi défensif Nicolas Viens. On doit s’améliorer autant sur le plan individuel que sur le plan collectif. On doit améliorer certains points techniques. On ne veut jamais donner de gros jeux. On a regardé les séquences et on doit s’améliorer.»

«On a montré que nous avions une bonne défensive qui était capable de s’ajuster, renchérit Chênevert. On n’a pas donné grand-chose en deuxième demie. On doit jouer ensemble et progresser. On doit développer une plus grosse chimie encore.»

La présence d’un nouveau maraudeur partant contre McGill a-t-elle nécessité une période d’adaptation ? De retour au jeu après avoir été sur la touche depuis la Coupe Dunsmore 2018 en raison d’une sérieuse blessure à un genou, le vétéran Louis-Philippe St-Amant avait frappé en relève de Vincent Lévesque. «On n’a pas eu besoin nécessairement d’une grosse adaptation, a assuré l’étudiant en médecine. Quand tu es sur le terrain, c’est parce que tu es prêt à jouer.»

Bonne offensive

Lors du premier match entre les deux équipes que Laval avait remporté par la marque de 41-6 le 7 septembre à Concordia, rencontre que Chênevert avait ratée en raison d’une blessure à une cheville, les Stingers avaient été timides en offensive. Ils n’avaient généré que 36 verges au sol et 206 verges par la passe. La deuxième demie s’était déroulée sous une forte pluie.

Viens assure que le Rouge et Or ne se laissera pas endormir par cette victoire facile. «On ne les prendra pas à la légère. Leurs receveurs croient en eux et ils font de bonnes choses. Ils ont un bon quart-arrière.»

Dominic Lévesque ne baisse pas les bras

Laissé de côté lors du match contre McGill le 22 septembre, une première en cinq ans à Laval, le botteur de dégagement Dominic Lévesque a été secoué, mais il ne baisse pas les bras et il redouble d’ardeur à l’entraînement.

«Ce fut un choc de ne pas être habillé, a reconnu Lévesque, mais je continue de travailler. Je continue de pratiquer les trois types de bottés à l’entraînement. J’ai quelques aspects à améliorer afin de prouver aux entraîneurs que j’ai ma place sur l’équipe.»

Après le match contre les Carabins de l’Université de Montréal le 13 septembre au CEPSUM dans une défaite de 23-18 où Lévesque avait conservé une moyenne de 38,8 verges en huit dégagements, mais raté trois d’entre eux contre le vent, les entraîneurs avaient décidé de miser sur un seul botteur pour la première fois depuis la Coupe Vanier 2017 où le Beauceron s’était acquitté des trois bottés. David Côté a fait de même contre McGill. Depuis deux ans, le Rouge et Or misait toujours sur deux botteurs.

Est-ce que le Rouge et Or a apporté un changement trop rapidement ? «Ce n’est pas à moi de répondre à cette question, mais aux entraîneurs, a indiqué le produit des Cougars du Collège Champlain. Ils ont pris la décision qu’ils pensaient la meilleure pour l’équipe.»

Entraîneur personnel

Contre Montréal dans un match disputé avec de forts vents, Lévesque avait connu des problèmes au 2e quart et Côté avait pris la relève. Lévesque était revenu en force pour les deux derniers dégagements de la rencontre.

«Il y avait un bon vent à Montréal, mais je dois faire ces bottés pour être sur l’équipe, a-t-il indiqué. Mon positionnement était bon depuis le début de la saison, mais je dois améliorer ma distance et ma constance. Comme botteur de 5e année, je dois être capable d’obtenir un bon positionnement et une bonne distance.»

Lévesque a contacté son entraîneur personnel. Présent au camp de printemps en Floride au cours des dernières années ainsi qu’au camp d’août au PEPS, l’Américain Steve Wolf travaille avec Lévesque et Côté depuis quelques années.

«Nous sommes toujours en contact pendant la saison et il m’aide, a indiqué Lévesque. Je connais ma technique et je dois continuer de travailler.»