Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Boxe

Jean Pascal n’est pas maître de son destin

Jean Pascal n’est pas maître de son destin

Nancy Audet

Publié 01 octobre
Mis à jour 01 octobre

Jean Pascal a beau avoir surpris la planète boxe en battant Marcus Browne le 3 août dernier, il n’est pas en position de décider qui il va affronter.

C’est ce qui arrive quand un boxeur n’a pas de promoteur, même s’il possède un titre intérimaire. Le patron c’est Al Haymon ou plutôt PBC. L’agent de Pascal, le coloré Greg Leon, s’assure cependant de bien représenter son client.

Le Québécois peut lui faire confiance. C’est grâce à lui qu’il a réussi à relancer sa carrière et à obtenir des offres lucratives au cours de la dernière année.

Le plan A, c’est Badou Jack. Le plan B, c’est Ahmed Elbiali. Leon veille au grain. Il souhaite obtenir le meilleur combat possible tout en préservant la santé de son poulain.

Disons qu’il veut le tenir loin des Kovalev, Beterbiev et Gvozdyk de ce monde. Pascal espère défendre son titre avant la fin de l’année, sinon au cours des premiers mois de 2020. Encore une fois, ça aura lieu aux États-Unis selon son agent.

Une troisième défense de titre pour Marie-Ève Dicaire

C’est le temps de retourner au travail pour la championne du monde des super-mi-moyennes Marie-Ève Dicaire. La Québécoise va défendre son titre contre la Vénézuélienne Ogleidis Suarez, aspirante no 2, le 23 novembre prochain, au Centre Vidéotron de Québec. L’occasion pour elle de retourner où elle a été sacrée championne du monde il y a un an.

Suarez n’est pas l’adversaire la plus dangereuse. Elle a disputé la plupart de ses combats dans des catégories de poids inférieures. Elle n’a pas eu beaucoup d’opposition au cours des deux dernières années. Mais l’entraîneur de Dicaire, Stéphane Harnois, soutient qu’elle est une bonne technicienne et qu’il faudra s’en méfier. On le croit sur parole.

Mais le plus intéressant, c’est qu’une autre championne du monde figure sur la carte du 23 novembre. La boxeuse originaire du Costa Rica Hanna Gabriels va elle aussi défendre son titre WBA.

L’objectif est de mousser un duel d’unification face à Dicaire qui aurait lieu en mars. Reste à espérer que les deux femmes vont ressortir du ring avec leurs ceintures. Le Québec rêve d’un combat d’unification depuis si longtemps.

Makhmudov: la chasse aux adversaires de haut calibre

Depuis qu’il est arrivé au Québec, Arslanbek Makhmudov terrorise chacun de ses adversaires. Le poids lourd a remporté ses neuf combats avant la limite.

Son équipe s’arrache les cheveux pour réussir à lui trouver des adversaires qui seraient en mesure de le faire progresser.

Au cours des dernières semaines, Eye of The Tiger Management, a tendu des perches à plusieurs boxeurs expérimentés. Tomasz Adamek, Bogdan Dinu, Bryant Jennings, Chris Arreola et Hervé Hubeaux ont tous décliné l’invitation du promoteur québécois.

Selon mes informations, on a finalement trouvé un adversaire de taille et les contrats sont signés. Ce duel sera présenté sur la carte de boxe du 7 décembre prochain, au Centre Bell. Honnêtement, on n'en peut plus d’attendre.

Mathieu Germain sera-t-il capable de se relever?

Parfois, on gagne. Parfois, on perd. Mais certaines défaites font plus mal que d'autres. J’ai le sentiment que ce revers subi par Mathieu Germain face à Uriel Perez sera déterminant pour la suite de sa carrière.

On ne peut pas parler uniquement d’un coup de chance de la part de Perez. Le Québécois, qui est 12e aspirant au titre des poids super-légers de l’International Boxing Federation, devra analyser comme il se doit cette défaite. Il devra aussi analyser le travail en gymnase et ce qu’il doit faire pour revenir plus fort. C’est un cliché, mais c’est vrai.

Samedi, le boxeur Tony Luis était dans la salle. Il était le prochain sur la liste de Germain. Les deux rivaux devaient s’affronter le 7 décembre prochain. On peut maintenant mettre une croix sur cet affrontement. Ce n’est pas la première fois que des plans tombent à l’eau.

Je me demande même si cela ne porte pas malchance à certains pugilistes. Germain a 30 ans. Il n’est pas trop tard pour retourner à la table à dessin.