Impact de Montréal

Wilmer Cabrera gagne des adeptes

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Wilmer Cabrera est en poste depuis à peine un mois, et même si on peut présumer qu’il est entraîneur-chef de l’Impact par intérim, quelque chose a changé sous sa gouverne.

 

Le Colombien présente une bien modeste fiche d’une victoire et quatre défaites en MLS, rien pour se péter les bretelles.

Au Championnat canadien, il a remporté le match aller de la finale contre le Toronto FC par la marque de 1 à 0 au Stade Saputo, avant de voir son équipe s’incliner par le même pointage au BMO Field, mercredi.

Ses hommes ont toutefois eu le meilleur dans la séance de tirs au but pour mettre la main sur la coupe des Voyageurs.

Plaisir

On se demande exactement quel impact il a eu dans ce gain, mais la réaction de ses joueurs dans la célébration dévoile une réalité intéressante. Le plaisir est revenu dans l’équipe.

Il suffisait d’être dans la salle de conférence pendant son point de presse d’après-match pour comprendre. Ses joueurs ont envahi la scène où il se trouvait et l’ont généreusement aspergé de bière en chantant.

Pendant ce temps, Cabrera souriait à pleines dents et semblait fermement apprécier le moment.

«C’est important que Wilmer reste ici, on a du plaisir», a insisté Maxi Urruti samedi matin.

Son point est intéressant puisque l’avenir de Cabrera avec l’équipe est loin d’être scellé. Sa présence ou non l’an prochain dépend largement d’Olivier Renard, nouveau directeur sportif du club.

Positif

N’empêche, les joueurs sont aux premières lignes du changement et constatent eux aussi que les choses ont changé pour le mieux, parce que dans les derniers milles, c’était tendu avec Rémi Garde malgré la compétence que l’on reconnaît d’emblée à l’entraîneur français.

«Positif est le bon mot [pour décrire son arrivée], a soutenu Daniel Lovitz. Il est arrivé avec calme et confiance, prêt à affronter ce qu’il savait être un bateau au bord du naufrage. Il a été très clair sur ce qui nous tourmentait et comment on pouvait éliminer certains éléments négatifs de notre jeu.»

Selon le défenseur, Cabrera a brisé une certaine forme de hiérarchie pour ramener tout le monde un peu sur le même pied d’égalité.

«Il n’y a pas réellement de divisions entre les joueurs et le personnel d’entraîneurs, on se sent comme un tout et je crois que c’est rafraîchissant. Il est très direct et n’essaie pas de réinventer la roue.»

Clarté

Lovitz a une longue expérience des entraîneurs latino-américains puisqu’il a évolué sous les ordres d’un Hondurien pendant une bonne partie de sa jeunesse. Il apprécie que les choses soient généralement très claires avec eux.

«Parfois, c’est très blanc ou très noir, mais c’est facile pour les joueurs quand les discussions sont franches et directes. Je l’apprécie énormément. Un match est une grosse zone grise, c’est plus hors du terrain que les choses doivent être très claires. Ça donne une certaine tranquillité d’esprit et de la sérénité sur le terrain.»

Il existe une expression anglophone pour décrire le type d’entraîneur qu’est Cabrera, on dit des hommes comme lui qu’ils sont des players’ coach, et Lovitz est d’accord sur toute la ligne.

«Je présumais que tous les entraîneurs étaient dévoués à leurs joueurs, mais je crois qu’il y a une gradation, et il se trouve vers le haut de l’échelle. Il comprend aussi bien qu’il le peut le groupe qu’il a sous la main, c’est un bon communicateur et il nous parle beaucoup. J’apprécie beaucoup ça.»