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Le côté que vous ne connaissiez pas de Sidney Crosby

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Antoine Roussel trouve que Sidney Crosby est habile pour profiter de son statut de super-vedette, selon ce qu'il a dit en entrevue à l'émission JiC, vendredi.

L'animateur Jean-Charles Lajoie n’a pas attendu longtemps pour rappeler à l’attaquant des Canucks de Vancouver que Crosby et lui avaient eu maille à partir lors d’un match la saison dernière. Même si Roussel avait déjà oublié l’anecdote, l’ancien joueur des Saguenéens de Chicoutimi s’est alors très vite remis dans l’état d’esprit du moment.

«Il a très bien joué la comédie et ça a fait en sorte que [les Penguins de Pittsburgh] avaient été en avantage numérique», a déclaré le joueur français.

Roussel est clair : «Des gars qui jouent la comédie c’est un petit peu frustrant». Il va même plus loin en disant que Crosby «fait en sorte de profiter de son statut».

Néanmoins, l’attaquant français se souvient de s’être inspiré du parcours exceptionnel de Crosby, même outre-mer. «Quand j’étais jeune en France, on regardait ses séquences avec l’Océanic et on se disait que ce gars-là était incroyable, que c’était la nouvelle génération [...] Ça nous motivait à essayer d’atteindre la Ligue nationale.»

Pour Roussel, il ne fait nul doute que Crosby fait encore partie de l’élite de la LNH, malgré les jeunes qui poussent et qui s’améliorent chaque année. «Des joueurs talentueux comme ça qui travaillent d’arrache-pied, ils sont capables d’élever leur niveau de jeu d’un cran.»

Malgré les obstacles qui auraient pu le ralentir, Crosby a toujours trouvé le moyen d’être une inspiration pour tous les hockeyeurs. Parmi ces obstacles se retrouvent les nombreuses commotions cérébrales dont a été victime le capitaine des Penguins. Un problème qui inquiète encore aujourd’hui.

Plus tôt cette semaine, un coéquipier de Roussel chez les Canucks, Brock Boeser, a été victime d’un jeu dangereux. Même si Boeser a avoué au vétéran bien se sentir plus tard dans la rencontre, Boeser sera finalement à l’écart du jeu en raison des symptômes d’une commotion cérébrale. Selon Jean-Charles Lajoie, «on n’en fait pas assez ou on ne fait pas les bonnes choses» en ce qui concerne le protocole des commotions cérébrales». Sauf que «le protocole fonctionne, mais il y a certaines zones grises» d’après Roussel.

Surprise à Vancouver

Ce qui est certain, c’est qu’un autre jeune fait parler de lui au camp des Canucks. Selon Roussel, Adam Gaudette fait «à peu près tout ce qui est possible et imaginable pour se mériter un poste.

«Énormément de jeunes devraient s’en inspirer, a-t-il ajouté. Je le félicite, il est arrivé avec une attitude du tonnerre [...] Il est en train de forcer la direction à faire du mouvement de personnel. Il ne leur laissera pas le choix. C’est excitant et c’est ça qu’on veut voir dans un camp d’entraînement».