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Qu’adviendra-t-il de Wilmer Cabrera?

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À l’approche de la conclusion d’une saison 2019 très compliquée pour l’Impact de Montréal, Wilmer Cabrera a guidé le club vers un triomphe au Championnat canadien à titre d’entraîneur-chef intérimaire.

Est-ce que ce sera suffisant pour que l’Impact confirme Cabrera dans ses fonctions en vue de la campagne 2020 du Major League Soccer (MLS), qu’importe si le XI montréalais se voit exclu des éliminatoires?

Le président Kevin Gilmore semble vouloir confier cette difficile décision au prochain directeur sportif – une embauche sur laquelle il travaille actuellement avec le reste de l’état-major.

«C’est le directeur sportif qui va rentrer, qui va parler à Wilmer», a commenté Gilmore en entrevue à JiC sur les ondes de TVA Sports, jeudi, au lendemain de la victoire de l’Impact en finale du Championnat canadien face au Toronto FC.

«L’avantage de Wilmer, c’est qu’il a une entrevue de deux mois, en personne. Wilmer a réussi à s’insérer comme quelqu’un de très sympathique, qui respecte les joueurs et qui est là pour les aider.» - Kevin Gilmore, président de l'Impact

Le successeur de Nick De Santis, dont le départ est survenu quelques jours après le congédiement de l’entraîneur-chef Rémi Garde en août, devra aussi redéfinir l’identité de l’Impact - voire la créer - en plus de décider de l’avenir de Cabrera à Montréal,

«On ne veut pas se presser pour aller chercher la bonne personne, a expliqué Gilmore. Il y a eu un manque d’identité, un manque de structure dans l’organisation. Il va nous falloir un directeur sportif qui va être capable de mettre ça en place pour s’assurer que, pour les cinq prochaines années, on regarde tout à travers un objectif défini de ce qu’on veut être comme club.»

Les partisans de l’Impact ont entendu ce refrain à maintes et maintes reprises par le passé. Gilmore en est conscient. «Ce n’est pas en le disant qu’on va les convaincre, c’est en le faisant. Ça va se mesurer en années, en actions concrètes et précises, plus tôt que tard.»

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Un baume sur les plaies de l’Impact et une dose d’espoir

Au moment d’écrire ces lignes, les chances de l’Impact de participer aux éliminatoires MLS se calculent très petits points de pourcentage. Qu’à cela ne tienne, Gilmore sent que de soulever la Coupe des Voyageurs a soufflé un vent d’espoir sur le vestiaire bleu-blanc-noir.

Des joueurs comme Ignacio Piatti, Samuel Piette et Daniel Lovitz foulaient ensemble les pelouses nord-américaines depuis quelques années sans jamais avoir décroché quelque honneur que ce soit.

«Ce qu’on oublie, c’est que pour des joueurs d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, les compétitions en parallèle, nationales, c’est vraiment important pour eux», a souligné le président, en poste depuis janvier 2019.

«Gagner, ça ajoute une dynamique à l’année prochaine qui n’existait pas avant-hier, c’est-à-dire que là, on doit se préparer à un match très important, fin février, pour commencer la compétition.»

Gilmore affirme d’ailleurs qu’une des priorités du prochain directeur sportif sera de gérer le recrutement en fonction certes de la saison 2020 en MLS, mais aussi de l’accès à la Ligue des champions de la CONCACAF, assuré par le titre national de l’Impact.

Dans une lutte aux séries incluant le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, le Fire de Chicago et l’Orlando City SC, l’Impact reçoit deux clubs déjà qualifiés dans l’Association de l’Est, l’Atlanta United FC (dimanche 29 septembre) et les Red Bulls de New York (dimanche 6 octobre) d’ici la fin du calendrier régulier.