Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

Nathan Légaré fait un pas dans la bonne direction

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L’expression disant qu’on n’a pas deux chances de faire une bonne première impression, l’attaquant Nathan Légaré l’a prise au pied de la lettre en se présentant au camp des Penguins de Pittsburgh.

Choix de troisième tour des Penguins au dernier repêchage de la LNH à Vancouver, Légaré a fait partie des belles surprises au camp de l’équipe, ce qui lui a permis de mériter un premier contrat professionnel.

Après avoir sans l’ombre d’un doute été l’espoir de la LHJMQ ayant le plus divisé l’an dernier, Légaré a démontré qu’il avait les attributs pour un jour espérer faire carrière chez les professionnels.

À son année de repêchage la saison dernière, plusieurs avaient remis en question sa vitesse d’accélération et d’autres, sa forme physique.

En fin de compte, malgré une saison de 45 buts et 87 points à 17 ans, il avait glissé jusqu’au troisième tour, ce qui avait été jugé comme un potentiel vol par plusieurs observateurs.

Il est encore trop tôt pour le dire, mais chose certaine, Légaré a fait un pas dans la bonne direction lors de son baptême du feu de la LNH.

«J’ai travaillé très fort durant l’été avec le préparateur physique Stéphane Dubé. Ça m’a aussi permis de côtoyer plusieurs joueurs de la LNH comme Charles Hudon ou Antoine Roussel, ce qui m’a aidé à me préparer pour mon premier camp pro», a mentionné celui qui est de retour pour une troisième saison avec le Drakkar de Baie-Comeau.

Deux buts en 23 secondes

Parmi ses principaux faits d’armes, Légaré retiendra évidemment cette soirée du 19 septembre dernier alors qu’il a marqué deux buts en l’espace de 23 secondes pour aider les Penguins à vaincre les Blue Jackets de Columbus 4 à 1 lors d’un match présaison.

«Mon premier but au PPG Paints Arena [le domicile des Penguins], même si c’était un match hors concours, c’était un beau moment. De voir la foule se lever était spécial. D’ailleurs, ça m’a donné des ailes et la foule m’a vraiment poussé par la suite. J’ai reçu une belle passe sur un revirement et je me suis servi de ma force, mon lancer, pour marquer. Je vais me rappeler longtemps cette soirée.»

Évidemment, qui dit Penguins de Pittsburgh dit Sidney Crosby. Même s’il n’a pas eu la chance d’avoir une longue conversation avec le capitaine des Pens, Légaré a tout de même compris pourquoi il était un aussi grand leader.

«C’est un des plus grands de sa génération, mais il ne se prend pas pour un autre. C’est toujours le dernier parti de l’aréna, il prend soin de son corps et est toujours dans le tapis. D’avoir eu la chance de pratiquer avec lui m’a permis d’apprendre énormément», raconte celui qui a aussi eu quelques conversations avec le défenseur québécois Kristopher Letang.

Si certains doutaient de l’ailier québécois l’an dernier, son entraîneur de l’époque avec le Drakkar de Baie-Comeau Martin Bernard n’en faisait pas partie.

«Nathan, il a deux super grandes qualités : c’est un passionné de hockey et il a beaucoup de caractère. Quand tu mets les deux ensemble, tu obtiens un jeune qui se présente à son camp de la LNH gonflé à bloc. Il voulait faire son nom et laisser sa marque», mentionne celui qui a accepté le défi de diriger le programme hockey des Filons du Cégep de Thetford-Mines après avoir été congédié par le Drakkar au terme de la dernière campagne.

L’entraîneur estime que l’ailier droit a ce qu’il faut pour réussir et qu’il pourrait s’avérer un choix de troisième ronde payant pour les Penguins.

«Il possède déjà un lancer de la LNH. Je pense qu’il pourra marquer des buts au prochain niveau. Je ne dis pas qu’il en marquera 50, mais il pourra le faire tout en étant efficace dans toutes les facettes du jeu.»

Pour en finir avec les récalcitrants

James Malatesta s’était présenté à l’ouverture du camp d’entraînement des Remparts pour une visite éclair de 48 heures. Deux semaines plus tard, l’attaquant se joignait à l’équipe.

Ç’a été un sujet à la mode dans les derniers mois, celui des joueurs récalcitrants. Mais combien d’entre eux ont tenu parole ?

Après que six des 21 meilleurs espoirs du dernier repêchage eurent laissé planer le doute sur leurs intentions, la majorité des 18 équipes du circuit Courteau ont dû vivre avec les menaces de certains de leurs espoirs lors du dernier camp d’entraînement.

Les Peter Reynolds, Zachary Bolduc, Guillaume Richard, Evan Nause, Jacob Guévin et Dovar Tinling ont tenu parole et, même si certains d’entre eux ont accepté de profiter de la fenêtre de 48 h permise par la NCAA pour se présenter au camp d’une équipe de la LHJMQ sans y perdre son admissibilité, ils n’évoluent pas dans la ligue au moment où on se parle.

Des revirements

Heureusement pour la LHJMQ, certains d’entre eux, et non les moindres, ont toutefois changé d’idée avec en tête de liste Malatesta dans une situation qui a créé de la grogne à travers le circuit puisque le jeune Montréalais avait été réclamé en septième ronde – il était 11e sur la liste du CSR – après avoir assuré qu’il ne grossirait pas les rangs de la LHJMQ.

Avec un choix de septième ronde, il ne semblait pas y avoir d’entente à l’amiable. Il s’était prévalu de son essai de 48 h, était reparti chez lui avant de finalement accepter la proposition des Diables rouges. D’autres, Cameron Whynot et Oscar Plandowski pour ne pas les nommer, ont accepté de jouer dans le circuit Courteau une fois que leurs droits eurent été échangés. Encore une fois, des jeunes ont choisi leur équipe.

Toutefois, certaines formations qui ont tout de même décidé de repêcher ces récalcitrants se sont retrouvées les mains pleines.

Whynot est passé de Sherbrooke à Halifax tandis que Plandowski joue avec les Islanders de Charlottetown après avoir été initialement repêché par les Saguenéens de Chicoutimi. Le Phœnix a pu mettre la main sur Xavier Parent en retour de Whynot tandis que les Sags ont obtenu des choix de première et deuxième ronde en retour de Plandowski.

Reste à voir maintenant si 2019 aura été une exception ou le début d’une nouvelle tendance.