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LHJMQ

«Le meilleur de son époque» – Gilles Courteau

Agence QMI / Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

Au cours de son long règne à titre de commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau a été en mesure de voir plusieurs joueurs exceptionnels en action. Sidney Crosby fait partie de ce groupe sélect.

«Sidney Crosby a été le meilleur de son époque, a-t-il indiqué lors d’un entretien avec Le Journal de Montréal. Il n’y a aucun doute qu’il a été le meilleur joueur des années 2000. Il a été le joueur le plus dominant à tous les points de vue.»

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L’an dernier, Crosby a terminé dans le top trois des meilleurs joueurs des 50 ans de la LHJMQ avec Mario Lemieux et Guy Lafleur.

«Chacun de ces trois joueurs-là a dominé son époque à sa façon», a ajouté Courteau.

Un homme de justice

Courteau se souvient d’une anecdote de Crosby qui s’était déroulée au Championnat mondial de hockey junior au Dakota du Nord.

«J’étais en pleine discussion avec son agent Pat Brisson après un match, a-t-il raconté. Sidney arrive et nous dit : “Il manque deux passes dans mes statistiques”. Pat lui répond qu’on allait s’occuper de cela.»

«Le lendemain, encore après un match, je suis à nouveau en train de discuter avec Brisson. Sidney est revenu à la charge avec ses deux passes qui n’avaient pas été ajoutées à sa fiche. Je lui ai répondu que j’étais statisticien il y a 35 ans et que je ne l’étais plus. Je n’ai rien à voir avec cela. Il était parti à rire tout en me rappelant son oubli. Je ne pouvais rien faire et son agent non plus.»

«Sidney n’était pas un athlète demandant. Toutefois, lorsqu’il y avait une injustice envers lui ou un de ses coéquipiers, il ne lâchait pas tant que ça n’était pas réglé.»

Finalement, grâce à l’intervention d’un représentant de Hockey Canada, Crosby avait obtenu ses deux points après une révision de la Fédération internationale de hockey sur glace.

Une immense visibilité

Le commissaire Courteau avait été impressionné par l’attitude générale du no 87 de l’Océanic de Rimouski.

«Il a marqué notre circuit en étant un athlète et un individu extraordinaires, a expliqué Courteau. Ce qu’on voit aujourd’hui dans la LNH, c’est le reflet de ce qu’il était dans le junior.»

«C’est un gars parfait. Il n’y a jamais rien eu de négatif autour de lui sur et à l’extérieur de la glace. Sidney était un leader exceptionnel.»

Après une excellente saison à 16 ans, Crosby a eu une immense visibilité lors de la suivante en raison du lock-out dans la LNH.

«L’attention était portée à 100 % sur le hockey junior. Les médias ont couvert Sidney Crosby d’une manière qu’on n’avait jamais vue auparavant. Il y avait eu notamment des reportages sur ESPN, Sports Illustrated et New York Times sur lui.

«Dans chaque ville où il jouait, on avait besoin d’avoir de la sécurité supplémentaire lors de l’arrivée de l’autobus de l’Océanic pour éviter les demandes d’autographes ou des entrevues non prévues. C’est assez exceptionnel.»

Les autres équipes faisaient de bonnes affaires lors de la saison 2004-05 avec la visite de Crosby dans leurs amphithéâtres. Celles-ci avaient attiré 173 615 spectateurs et une moyenne de 4960 spectateurs par match. À domicile, la formation du Bas-St-Laurent avait joué à guichets fermés à 12 reprises sur une possibilité de 35 matchs locaux.

Au niveau global, la LHJMQ avait enregistré un record avec un total de 1 872 144 spectateurs pour ses 560 parties. On peut dire sans se tromper qu’il y avait eu un effet «Crosby» dans cette marque.