Canadiens de Montréal

«Jo n'est pas le seul qui n'est pas à la hauteur...»

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Le directeur général des Canadiens de Montréal, Marc Bergevin, a avoué jeudi qu’il s’attend à plus de la part de Jonathan Drouin, mais il serait malhonnête selon lui de s’acharner sur l’attaquant québécois.

Timide depuis le début du camp d’entraînement, Drouin a été employé à l’aile droite par moments. Une autre expérience tentée par le personnel d'entraîneurs, qui l'a aussi placé au centre par le passé. 

«Un ailier peut jouer les deux positions, comme le fait Artturi Lehkonen, a expliqué Bergevin lors d'un point de presse à Brossard (à voir dans la vidéo ci-dessus). Ça arrive plus souvent avec des gauchers que des droitiers. Les entraîneurs s’attendent à plus de sa part. Et Jonathan aussi.

«Il a connu quelques beaux moments, mais dans l’ensemble, il doit nous en donner plus. Il est un joueur talentueux avec beaucoup d’atouts.»

Drouin a plus tard brièvement répondu aux commentaires de son directeur général dans une courte mêlée de presse.

Mais Drouin n’est pas le seul vétéran qui doit lever son jeu d’un cran, a précisé Bergevin. «Le camp d’entraînement, c’est le camp d’entraînement. Il n’est pas le seul qui n’est pas à la hauteur. Je peux nommer d’autres joueurs.»

Rien de décidé

Les postes de Nick Suzuki, Cale Fleury et Ryan Poehling ne sont pas assurés au sein de la formation. Une décision finale sera prise «dimanche ou lundi», a fait savoir Bergevin.

L’homme de hockey a cependant reconnu que les jeunes joueurs ont montré de belles promesses au cours du calendrier préparatoire. «Il y a des jeunes qui se sont démarqués, c’est toujours de la musique à nos oreilles.»

Ce n’est pas tout à fait la même histoire lorsqu’il est question de Jesperi Kotkaniemi, qui, cette fois, n’est pas au camp d’entraînement en tant que recrue.

«Il a un début un peu lent. Encore là, il y a la fameuse deuxième année. Claude et son personnel ont eu des discussions avec lui. C’est un processus. Il a seulement 19 ans», a rappelé Bergevin.

Au sujet de Suzuki, le directeur général s’est fait élogieux, notant qu’il avait fait beaucoup de chemin depuis l’an dernier.

«Il est à des années-lumières d’où il se trouvait l’an dernier. Ses excellentes séries avec Owen Sound l’ont vraiment aidé à amener son jeu à un autre niveau. Il a très bien joué», a noté Bergevin, qui a aussi eu de bons mots à l’égard de Fleury.

Poehling sur un quatrième trio?

Le patron hockey du CH a répété plusieurs fois qu’il se souciait de donner du temps de glace de qualité à ses jeunes joueurs, dans l’éventualité où ceux-ci restaient avec le grand club.

Cela dit, il a aussi précisé que les équipes emploient davantage quatre trios de façon équilibrée qu’à l’époque, ce qui ouvre la porte à la possibilité d’utiliser un espoir comme Poehling au sein d’une unité de soutien.

«Il y a 15 ans, les quatrièmes trios jouaient 5-6 minutes. Ça, c’est du passé. Aujourd’hui, c’est plus une douzaine. C’est du bon temps de glace. Tu ne veux pas un jeune qui joue deux minutes ou qui ne joue pas, car ça nuit à sa progression. Mais tu ne vas jamais dire : "J’ai laissé un gars dans la Ligue américaine trop longtemps"», a nuancé Bergevin.

(Andy Mailly-Pressoir résume, dans la vidéo ci-dessous, la journée au camp du CH)