JiC

Une nouvelle réalité pour Jean-Jacques Daigneault

Publié | Mis à jour

Le Québécois Jean-Jacques Daigneault vit une toute nouvelle réalité à titre d’entraîneur-chef des Mooseheads d’Halifax, dans la LHJMQ.

Avant d’obtenir cet emploi l’été dernier, l’homme de 53 ans n’avait été entraîneur que dans le hockey professionnel, ayant notamment passé six saisons à titre d’entraîneur-adjoint avec les Canadiens.

Nul besoin de dire que diriger des adolescents, c’est vraiment autre chose.

«L'adaptation se fait quand même bien, mais c'est une nouvelle perspective pour moi, a-t-il expliqué, lundi, en entrevue à "JiC". Il y a beaucoup plus de discipline à implanter dans un club junior.»

La gestion des couvre-feux, des études de ses joueurs et même des téléphones cellulaires de ceux-ci sont autant de responsabilités qu’il n’avait jamais connues.

«La charge est beaucoup plus élargie que dans le hockey professionnel», a-t-il observé.

«Ça fait beaucoup de choses à penser, mais je m'y plais beaucoup, je m'ajuste dans les tâches (...) C'est quelque chose de différent de ce que j'ai fait dans les 14 dernières saisons», a souligné celui qui a disputé 899 matchs dans la LNH.

Les Mooseheads ont commencé leur saison 2019-2020 avec deux défaites, mais cela ne décourage guère l’entraîneur. Il estime au contraire que ces deux rencontres lui auront permis d’en apprendre beaucoup sur son groupe de joueurs.

«Tout entraîneur doit vraiment connaître son personnel, sa personnalité, doit savoir comment il joue», a-t-il indiqué.

«J'ai neuf recrues qui se sont jointes au club cette année, j'ai de bons vétérans, a-t-il aussi expliqué. Il m'en manque un, Benoit-Olivier Groulx, qui est encore avec Anaheim (au camp d’entraînement des Ducks), j'espère qu'il ne reviendra pas!»

Daigneault peut cependant compter sur le retour de l’ailier Raphaël Lavoie, qui a récemment été retranché du camp des Oilers d’Edmonton.

«Raphaël a eu un très bon camp ici avant de se joindre aux Oilers», a souligné Daigneault, indiquant que le longiligne attaquant avait eu de très bons résultats aux tests physiques de l’équipe.

Un deuil

Daigneault, un Montréalais, a évidemment plus ou moins bien pris de voir son aventure avec le Tricolore se terminer après la saison 2017-2018.

«J'ai été déçu quand je n'ai pas été renouvelé, a-t-il avoué. Ça m'a pris un mois, six semaines, mais j'ai eu la chance de trouver quelque chose rapidement à San Antonio.»

Devenu entraîneur-adjoint avec le club-école des Blues, Daigneault a vécu une autre expérience positive au Texas.

«Ça m'a donné la chance d'avoir une nouvelle bague de la Coupe Stanley», a-t-il observé en souriant.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.