Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Canadiens de Montréal

Matthew Peca n'a pas dit son dernier mot

Matthew Peca n'a pas dit son dernier mot

Louis Jean

Publié 23 septembre 2019
Mis à jour 23 septembre 2019

Les Maple Leafs de Toronto se présenteront au Centre Bell lundi soir avec une équipe qui ressemble davantage aux Marlies, leur club-école, que le club «paqueté» que les amateurs verront en lever de rideau au début du mois d’octobre.

Donc, pas d’Auston Matthews, de Mitch Marner, de William Nylander, de Tyson Barrie, de Morgan Rielly et compagnie.

«Ce que nous avons essayé de faire, c'est de placer des joueurs dans une situation difficile et stressante. Vous allez jouer contre des joueurs de la LNH et personne sur votre club ne pourra vous aider. Vous êtes laissé à vous-même» a expliqué l’entraîneur chef Mike Babcock.

Assez particulier comme approche, mais cela se défend parfaitement. On lance les joueurs dans la gueule du loup, à eux de saisir leur opportunité.

C’est un peu que devront faire les quelques joueurs qui tenteront de cimenter leur poste chez les Canadiens. Et l'un de ces joueurs est Matthew Peca.

Le contrat de deux ans d’une valeur de 2,6 millions $ que lui a consenti le CH, le 1er juillet 2018, en a surpris plusieurs. Peca n’avait rien prouvé encore. Et l'expérience de l’an dernier n’a pas été concluante.

Sans dire qu’il a été mauvais, Peca n’a rien cassé depuis l'ouverture du camp. S’il veut demeurer avec le grand club, il sait très bien que le match de lundi soir, grosse opposition ou non, et les prochains jours seront cruciaux.

Malgré tout, l’attaquant de 26 ans n’est aucunement ébranlé.

«La confiance, c’est ce que tu es et non ce que tu as. Nous sommes tous confiants, a-t-il dit à un petit groupe de journalistes ce matin.

Ce qui m’a le plus impressionné, c'est que malgré le fait qu’on a tassé Peca l’an dernier, il est en mode solutions. Il ne cherche pas à blâmer les autres pour son manque d’efficacité. Au contraire.

«L’an passé, je ne me suis pas assez ajusté à mon rôle. Je dois être plus difficile à jouer contre. Je dois minimiser les erreurs et gagner la confiance et le respect de mes instructeurs. Je dois créer de l’énergie pour l’équipe, être meilleur en possession de rondelle et tout simplement jouer de façon plus robuste.»

Pas si mal comme auto-évaluation! Peca a d’ailleurs beaucoup regardé de vidéos de joueurs évoluant sur des quatrièmes trios, qui justement remplissent tous ces critères, pendant l'été. Il s’est particulièrement inspiré de joueurs qui ont connu du succès en séries, sans nommer de noms.

Lorsque les Canadiens sont allés le chercher, on était convaincus que Peca cadrerait bien dans le style de jeu et le système qu’on voulait bâtir. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. Mais il n’est pas trop tard.

Avec le temps et l’expérience, le natif de Petawawa a appris que ce n’est pas comment tu amorces un camp qui compte, mais plutôt comment tu le termine.

Même si certains joueurs semblent bénéficier d’un préjugé favorable, il ne faudrait peut-être pas oublier Peca. Il n’a pas dit son dernier mot.