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Un camp pas comme les autres

Un camp pas comme les autres

Renaud Lavoie

Publié 20 septembre
Mis à jour 20 septembre

Il y a une époque pas si lointaine où tout semblait dessiné d’avance au camp d’entraînement des Canadiens.

Oui, il y avait toujours une recrue qui commençait la saison, mais on ne sentait pas qu’un mouvement jeunesse s’installait.

Plusieurs ont blâmé le repêchage et/ou le développement, parfois avec raison. Sauf que cette année, on remarque que le niveau de compétition n’a jamais été aussi élevé.

Bref, il est temps de tourner une page importante ici. Le négatif va vite faire place au positif et c’est la preuve que le plan de Marc Bergevin se déroule comme prévu.

2017, une grosse année

Évidemment que LE jeune joueur repêché par les Canadiens qui fait le plus parler de lui présentement, c'est Ryan Poehling.

Sélectionné en 2017 (25e au total), il est tout près de se trouver un poste avec l’équipe et ce, malgré la commotion cérébrale qu’il a subie mercredi. Si tout se passe bien, il pourrait bien disputer le dernier match préparatoire.

Dans ce repêchage de 2017, il ne faut pas oublier que le Tricolore avait également choisi les défenseurs Josh Brook (56e) et Cale Fleury (87e) ainsi que le gardien Cayden Primeau (199e). Ce sont trois joueurs qui font bien depuis le début du camp.

Si on regarde le repêchage de 2018, l’arrivée de Jesperi Kotkaniemi a été une bouffée d’air frais. Mais dites-vous qu’il est fort probable que d’autres joueurs de cette cuvée deviennent des réguliers dans la LNH. Jesse Ylonen, Alexander Romanov et Jacob Olofsson sont des noms à retenir absolument.

Le responsable du repêchage chez les Canadiens, Trevor Timmins, semble également avoir frappé un autre coup de circuit en sélectionnant Cole Caufield au 15e rang du dernier repêchage. Bref, il semble évident qu’un vent de jeunesse souffle dans l’organisation.

Le développement avant tout

Ce n’est pas un hasard si plusieurs jeunes joueurs repêchés cognent à la porte présentement. Il faut donner du crédit à Rob Ramage et Francis Bouillon, qui sont responsables du développement des joueurs, sans oublier Martin Lapointe, qui est directeur du personnel.

L’arrivée de Joël Bouchard avec le Rocket de Laval a aussi un impact majeur. Lorsque l'on regarde jouer Jake Evans présentement, on comprend que son séjour à Laval la saison dernière lui a fait le plus grand bien. On parle ici d’un choix de septième tour en 2014 qui a fait un bond majeur en un an.

Fleury est un autre bon exemple. Qui aurait cru que ce jeune joueur de 20 ans allait forcer la main à Marc Bergevin et son groupe à seulement son deuxième camp d’entraînement avec l’équipe? Son passage à Laval lui a fait le plus grand bien.

Pas seulement les jeunes

On a beaucoup parlé d’Alex Belzile, 28 ans, qui a connu deux bons matchs cette semaine. C’est évident qu’il ne commencera pas la saison avec l’équipe et il le sait. Sauf qu’il est maintenant dans la tête des dirigeants de l’équipe.

Si jamais il y a des blessés, Bergevin et Claude Julien vont se rappeler de ce qu’il est en mesure de faire sur la glace, tout comme Alexandre Alain, 22 ans, qui n’a jamais été repêché, mais qui a bien fait jeudi face aux Panthers.

Ne pas oublier Suzuki

Difficile de faire cette chronique sans parler de Nick Suzuki. La prochaine semaine sera déterminante pour lui. Il n’y a aucun doute que son développement passera par Laval, mais la question est de savoir s’il mérite de commencer la saison à Montréal. On le saura assez vite.

Les Golden Knights l’ont repêché au 13e rang en 2017 et il s’est développé de la bonne façon depuis qu’il a été échangé aux Canadiens dans la transaction impliquant Max Pacioretty. Son camp d’entraînement nous avait laissé sur notre appétit la saison dernière. Disons sans se tromper qu’il a trouvé une façon de se faire remarquer cette année.