JiC

Poehling: Y a-t-il eu échec du protocole?

Publié | Mis à jour

La commotion cérébrale qui incommode Ryan Poehling est un coup dur pour le jeune, mais aussi pour la formation des Canadiens de Montréal.

Voyez le billet de saison de Jean-Charles Lajoie dans la vidéo, ci-dessus.

L’Américain était l’une des plus belles révélations au camp d’entraînement du Tricolore jusqu’ici et on peut affirmer sans se tromper qu’il avait une longueur d’avance sur certains espoirs pour décrocher un poste avec le grand club.

«Tout allait pourtant merveilleusement bien pour lui. Il était le sourire du camp», a souligné Jean-Charles Lajoie, vendredi, pendant son billet à l’émission «JiC», sur les ondes de TVA Sports.

«Il avait le sourire du gars qui comprenait bien ce qu’il faisait, car il était bien préparé. Déjà, on le voyait porter fièrement le numéro 25 qu’endossait Jacques Lemaire dans le même uniforme.»

Pour Jean-Charles Lajoie, l’octroi d’un contrat d’une seule saison au vétéran Nate Thompson était une décision calculée de la part du directeur général Marc Bergevin.

«Au départ de la saison, tu veux Nate Thompson ou Ryan Poehling dans la formation? En posant cette question, tu réprimes un sourire, parce que tu la connais la réponse : Ryan Poehling.

«Mais les symptômes le rattrapent. Le diagnostic tombe. Commotion cérébrale, absence indéterminée. Comme dans un coït interrompu.»

«Échec du protocole»?

Autre point soulevé par Jean-Charles Lajoie, l’équipe médicale sur place à Renous, au Nouveau-Brunswick, aurait-elle pu mieux déceler les symptômes s’apparentant à une commotion? Difficile à dire, puisque le choix de premier tour des Canadiens en 2017 a complété la rencontre.

«C’est vrai qu’il a été très bon en troisième période, donc il a retrouvé ses sens. Mais dans les présences qui ont suivi le coup encaissé, ne me dites pas qu’il était optimal. Il avait l’air d’un gars qui s’en va dans la East Coast se battre pour un poste.»

«Ça n’a duré que quelques présences.»

Appelé à commenter la blessure à la tête de Poehling, Claude Julien a assuré que le CH a agi selon l’information qu’il avait sous la main, après que le grand attaquant a été examiné.

«Il n’y avait aucune indication, aucun symptôme pendant la rencontre. Il se sentait bien. C’est le lendemain matin que les symptômes sont apparus. Ça arrive que les symptômes n’arrivent que plus tard», a précisé l’instructeur en chef.

«C’est certain que Claude Julien l’a remarqué comme vous et moi, a ajouté l’animateur. Y’a-t-il eu échec du protocole? Je ne vous le confirme pas.

«Mais je soulève la question et je le fais de plein gré. Cette question mérite d’être posée.»